Bilan IFA 2026 : IA, robots, Chine… quand la bataille se déplace vers la valeur
Bilan IFA 2026 : IA, robots, Chine… quand la bataille se déplace vers la valeur
le 14 septembre 2026
, par Eric Shorjianhttps://www.linkedin.com/company/neomag/
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Aprés une semaine à arpenter les allées de l’IFA, et un masse conséquente d'informations collectées sur le salon berlinois, on peut clairemenrt dire que le mouvement de fond s'accélere. IA, capteurs, robotique et connectivité convergent pour supprimer progressivement réglages et tâches domestiques. Dans le même temps, la pression sur les prix oblige les fabricants à rendre le bénéfice de chaque innovation beaucoup plus visible. Sur un terrain de jeux mondialisé, la guerre technologique entre acteurs européens et chinois se double plus que jamais d'une bataille exacerbée pour la valeur.
Le Wi-Fi avait connecté les appareils. Les capteurs leur ont permis d’observer. L’intelligence artificielle leur permet d’interpréter. La robotique leur donne désormais la possibilité d’agir...
L’IFA a redonné cette année un assez clair reflet de ce qu’est en train de devenir le marché du « Consumer Electronics » au sens large. Sous l’égide de Leif Leiner, arrivé il y a deux ans, cet évènement plus que centenaire qui portait le poids de sa glorieuse histoire a pris, deux éditions aprés une période de flottement (2024) et de transition (2025) le virage de la modernité.
N’en déplaise à ceux qui regrettent toujours le bon vieux temps des produits « Blanc & Brun », l'IFA 2026 a permis de découvrir des centaines de nouveaux produits, mais aussi de l’IA à chaque coin de stand, des robots toujours plus autonomes, des appareils capables de reconnaître aliments, textiles ou salissures, des exosquelettes, des wearables ainsi qu'une nouvelle vague d’acteurs chinois.
Au fil des visites de stands, conférences de presse, interview et échanges informels, il ressort de cette édition, un accélération de tendances à l'oeuvre depuis plusieurs années. A ceci prés que leur convergence modifie aujourdhui plus profondément la proposition de valeur de l’électroménager et de l’électronique grand public.
Le Wi-Fi avait connecté les appareils. Les capteurs leur ont permis d’observer. L’intelligence artificielle commence à leur permettre d’interpréter. La robotique leur donne désormais la possibilité d’agir...
Cette sophistication intervient pourtant dans un contexte pas forcément euphorique partout côté consommation. Selon les prévision de NielsenIQ (qui a racheté les activités de GfK) qui ont été présentées à l’occasion du salon, les ventes mondiales de produits Tech & Durables devraient atteindre 1 400 milliards de dollars en 2026, en progression de 5,1 %. Dans le même temps, 56 % des consommateurs disent avoir déjà retardé l’achat d’un équipement technologique parce qu’il était trop cher et 63% d'entre eux se déclarent fortement sensibles aux prix.
En Allemagne, au premier semestre, le marché du gros électroménager reculait de 5,1 % en valeur tandis que le PEM progressait de 4 %. Pourtant, dans le même temps, les ventes unitaires de robots aspirateurs-laveurs bondissaient de 66,1 %. Le consommateur n’a donc pas renoncé à acheter. Il demande simplement de meilleures raisons de le faire.
La nouvelle promesse des marques : la fin proche des tâches ménagères
Impossible d’échapper aux deux lettres "AI" tant à l'exterieur qu'à l'intérieur des halls du salon. Mais derrière l’inflation marketing, un changement est perceptible : les industriels ne cherchent plus seulement à ajouter une fonction estampillée IA. Ils veulent donner aux appareils la capacité de comprendre une situation avant d’exécuter une tâche.
LG, par exemple, pousse son concept d’AI Home, capable de comprendre les habitudes (un réfrigétaeur qui vous écoute était présenté sur le stand), mais aussi de recommander des actions et coordonner appareils et services autour de son ecosystème ThinQ et ThinQ ON. Dans une logique comparable, Hisense développe son AI Companion Suite. Samsung parle de « Companion to AI Living ». Miele a choisi une formule plus directe : « The End of Housework Is in Sight ». Son nouveau lave-vaisselle G8 Diamond utilise caméra et intelligence artificielle pour analyser son chargement et adapter son fonctionnement. Bosch ajoute à son Cookit un AI Assist capable de proposer des recettes personnalisées.
Dans le lavage, Samsung, Hisense, Haier ou Miele suivent le même chemin : poids, textile, niveau de salissure ou quantité de produit deviennent autant de données permettant à la machine de réduire les décisions demandées à l’utilisateur. Electrolux illustre aussi le glissement vers des appareils qui continuent d’évoluer après l’achat. Sur certains fours connectés, des fonctions peuvent être ajoutées via une mise à jour logicielle.
Severin apporte un contrepoint intéressant. Pour ses premiers pas dans l’IA, la marque allemande travaille sur des usages ou le traitement le traitement s’effectue uniquement dans l'apperil, sans application ni cloud. Un airfryer utilise une caméra pour reconnaître certains aliments et proposer température et temps de cuisson. Un sèche-cheveux adapte la chaleur à sa distance par rapport à la tête. Un aspirateur balai en cours de développement utilise une caméra pour visualiser la poussière et ajuster l’aspiration.
Deux visions apparaissent donc : une IA systémique qui cherche à orchestrer le logement et une IA embarquée qui résout une tâche précise. Elles devront répondre à la même question : qu’est-ce que l'IA change réellement pour l’utilisateur ? Dans une étude sur les aspirateurs robots, NielsenIQ rappelle des fonctions concrètes et explicites pèsent davantage dans la décision d’achat que la présence explicite d’une fonction étiquetée « AI ».
En clair, le consommateur peux donc acheter de l’intelligence artificielle sans avoir envie d’acheter le mot « intelligence artificielle ». Pour le fabricant comme pour le vendeur, la conséquence est d'ores et déjà applicable : mieux vaut promettre moins de réglages, une cuisson réussie, une consommation réduite ou encor un meilleur nettoyage que de dérouler, à l'envie, les performances d’un algorithme.
Nous sommes en train de basculer de l'ère du connecté à celle de l'autonome
Le marché du soins des sols est le meilleur laboratoire de cette transformation. Le robot aspirateur a déjà franchi plusieurs étapes : aspiration, cartographie, lavage, détection des obstacles, vidage automatique, nettoyage et séchage des serpillières... Dans le floorcare, la compétition porte désormais sur les situations qui nécessitent encore une intervention humaine. Roborock, par exemple, poursuit le développement de son concept Rover, capable d’utiliser des jambes à roues pour négocier des escaliers. Et Narwal combine son système FlowWash à un modèle de vision par IA chargé de comprendre son environnement. Mais aujourd’hui le mouvement sort des murs de la maison. Le jardin, aussi, devient un nouveau champ de bataille de la robotique. Ainsi Navimow présente sur son H5 Pro un robot tondeuse équipé pour couper jusqu’aux bordures. Anthbot s’attaque au même irritant avec EdgeEase. Mammotion équipe également sa LUBA 4 AWD d’une solution de coupe périphérique. Et Mova faisait sensation en présentant le premuer robot tondeuse au monde surmonté d'un équipé d'un bras robotisé (photo ci-dessus).
Plus que la technologie employée par chaque marque, le point commun est qu'il d’agit de supprimer le dernier geste qui oblige encore le propriétaire à terminer le travail du robot. L’automatisation change donc d’échelle. Il ne s’agit plus uniquement de confier une tâche à une machine, mais d’éliminer progressivement toutes les interventions périphériques nécessaires à cette tâche. Toujours dans le domaine de l'outdoor, Aiper rapproche irrigation, entretien de la pelouse et piscine. Et la start-up Yarbo développe une plateforme modulaire dont le même cœur robotique peut tondre, ramasser les feuilles ou déneiger selon la saison.
Quant au robot domestique universel, il reste encore largement au stade de la démonstration. Humanoïdes et robots capables de manipuler des objets était bien évidement présents sur le salon. Mais à moyen terme, le scénario le plus crédible devrait être plus pragmatique.
On se dirige clairement vers une constellation de machines spécialisées coordonnées par une intelligence domestique commune. L'ère de la maison autonome et ses robots spécialisés pourrait donc arriver bien avant le majordome humanoïde.
Smart home : rester dans l'écosytème d'une marque ou développer l'interopérabilité entre toutes ?
Tourt cela pose une question essentielle : qui pilotera toutes ces machines ? Voilà plus d’une décennie que l’industrie promet une smart home fluide. Dans les faits, l’expérience reste souvent satisfaisante tant que l’utilisateur demeure dans l’écosystème d’une même marque.
L’IFA 2026 montre néanmoins quelques signes d’évolution. Matter, standard qui facilite l’interopérabilité entre les appareils et Thread, protocole qui leur permet de communiquer efficacement, progressent tous les deux. Sur le salon, Ugreen présentait HomeAgent, un hub utilisant une IA locale et capable de communiquer notamment avec Matter, Thread, Wi-Fi et Zigbee. Anker développe également une logique de hub tandis que Shelly travaille sur des passerelles entre différents protocoles.
Selon NIQ, 72 % des consommateurs possèdent déjà jusqu’à cinq produits reliés à leur environnement domestique et 78 % jugent important qu’un nouvel équipement fonctionne correctement avec leurs appareils existants. Plus révélateur : 42 % préfèrent pouvoir acheter des appareils de marques différentes, contre seulement 20 % privilégiant un écosystème unique.
Une bataille stratégique se prépare donc entre deux modèles : posséder l’écosystème ou devenir la meilleure interface permettant de contrôler celui des autres. Pour les grandes groupes mondialisés, c’est la bataille entre HomeConnect (BSH), SmartThings (Samsung), LGThinQ (LG), hOn (groupe Haier), ConnectLife (groupe Hisense). Et la vision de Xiaomi pousse encore plus loin le curseure avec la vision stratégique clairement mise en avant de connecter tous ses appareils dans un seul ecosytème : GEM, PEM, chauffage, climatisation mais aussi sa voiture électrique présentée en grande pompe sur le salon allemand.
L’énergie passe de l’étiquette au pilotage de plus en plus fin
Si l’efficacité énergétique reste omniprésente en GEM, le sujet évolue. Bosch met en avant une lavante-séchante Série 8 à pompe à chaleur. Samsung présente un lave-linge Bespoke AI 10 kg annoncé jusqu’à 70 % sous le seuil de consommation requis pour la classe A.
Chez Liebherr, TrueAdapt doit permettre à certains congélateurs d’adapter leur fonctionnement aux conditions réelles : température ambiante, ouvertures ou chargement. La marque insiste d’ailleurs sur le fait qu’il ne s’agit « pas tout à fait d’IA », mais d’un algorithme construit à partir de données de fonctionnement. Liebherr SmartDevice, on application développée en interne, accueillera bientôt un Energy Monitoring permettant de prendre en compte la consommation réellement calculée, les ouvertures de porte et l’utilisation de certaines fonctions énergivores. L’appareil ne se contentera donc plus d’afficher une consommation théorique optimisée en laboratoire. Il commencera à adapter son fonctionnement à son environnement.
L’étape suivante est déjà visible chez des acteurs de l’électroménager mais aussi de l’énergie comme EcoFlow ou Jackery. Il s'agit d'ptimiser non plus un appareil, mais l’ensemble du logement. Production photovoltaïque, batterie, appareils ménagers, chauffage, recharge électrique et smart home vont se rapprocher. Pour la distribution, des univers historiquement séparés pourraient ainsi devenir beaucoup plus interdépendants.
Parfois des bénfices d'usage facile à démontrer valent mieux qu’un algorithme
L'IA s'infiltre partout mais toute l’innovation n’est pas que numérique. Liebherr l’illustre avec son offensive sur l’encastrable. Lors de sa conférence de presse et sur son stand la marque allemande premium valorisait ses nouveaux appareils en format XL de 194 cm sur 60 cm qui apporent environ 30 litres supplémentaires par rapport à un combiné 178/60 classique. Sans parler du XXL (194 x 75 cm) qui pousse le gain annoncé autour de 100 litres.
De son côté, Frio développe de nouvelles caves La Sommelière de grande capacité, (jusqu’à 300 bouteilles selon les modèles), avec notamment un contrôle d’accès par empreinte digitale. Un excellent exemple d’innovation utile (sécuriser ses grands crus) autant que simple à démontrer.
Dans le lavage, Samsung atteint 13 kg dans un encombrement maîtrisé grâce à SpaceMax tandis que Miele monte à 11 kg dans un format standard. Les systèmes à plusieurs tambours observés chez différents fabricants répondent ajussi à une autre demande : séparer les usages plutôt que simplement augmenter la capacité.
Laurastar applique une logique de concentration au soin du linge avec Studio, son nouveau système présenté en avant-première à Berlin (photo c-dessus). Celui-ci réunit défroissage vertical et véritable repassage sur une table active tout en réduisant poids, encombrement et bruit. Un concentré des technologies développées par la marque premium suisse, qui entend aisni rajeunir sa clientèle (historiquement plutôt 55 ans et plus), en ciblant des actifs urbains alternant défroissage rapide et sessions de repassage plus exigeantes. À 1 599 € annoncés pour son lancement français en avril 2027, l’équation sera exigeante. Mais elle illustre parfaitement l’un des enseignements du salon : le premium doit être visible dans l’usage. Autre catégorie, mais autre marque marque premium helvète qui mise sur un concentré de ses technologies : Jura qui lance le nouveau modèle A8, une machine à café full automatique
Electrolux et AEG poussent également cette logique où la technologie doit être traduite par un résultat culinaire immédiatement compréhensible, que ce soit avec "PizzaExpert" dans ses fours ou la fonction "OnePot Pasta" sur ses nouvelles plaques de cuisson,
Autant d'innovation qui ne cherchent pas forcément à réinventer leur catégorie, mais à enrichir l’expérience autour d’usages bien identifiés.
La bataille du premium devient celle de la valeur et de l'expérience
Faca à concurrence des acteurs chinois, les groupes européens historiques finalement que deux choix. Soit continuer à tirer vers le haut en innovant de plus en plus rapidement afin de tenir le rythme. Ce que font, par exemple les équipes de Miele (photo ci-dessus) en annonçant leur nouveaux lave-vaisselle G8 équipé d'une caméra. Soit être suffisament accessible en termes de prix pour rester dans le marché sans banaliser la marque.
Les groupes multi-marques adopent les deux stratégies. Ainsi chez BSH, il s'agit de rendre Bosch plus accessible tout en remontant Siemens. L'industriel allemand travaille la différenciation de ses marques et entend revenir offensivement sur le PEM avec des caractéristiques faciles à raconter. Ainis, Bosch lance des airfryers à cavité céramique sans Teflon et ses nouveaux aspirateurs-balais ajoutent autonettoyage de la brosse à 75 °C et séchage à l’air chaud à 100 °C. La marque compte aussi revenir dans la course sur le marché du café avec une gamme de machines semi-automatique positionnée à partir de 599 €, tandis que Siemens étend son offre de machines 'full auto" vers des niveaux plus accessibles.
Marque premium du repassage, Laurastar parle aussi performance, silence, compacité et réparabilité jusqu’à dix ans. Liebherr mise sur son ADN : conservation optimale (Biofresh) et efficacité énergétique, le tout avec une approche technologique de pointe et un marketing sans paillettes.
Enfin, la marque allemande Severin veut proposer certains attributs du haut de gamme à des tarifs plus accessibles comme c'est le cas avec son nouvel Airfryer avec écran couleur et AI embarquée. L'expression : « premium for all », résume son repositionnement. Une notion d’« affordable premium » particulièrement intéressante dans le contexte actuel. Autant de stratégies qui montrent que la sensibilité au prix ne signifie pas la disparition du premium, mais qu'elle l'oblige à mieux justifier son prix.
La compétition change aussi sur le terrain de l’image de marque
Haier, Hisense, Midea, TCL, Xiaomi, Dreame, Roborock, Anker : les marques vhionoises ne se contentent plus de proposer beaucoup de fonctionnalités à prix agressif. Elles construisent leur "Branding", élargissent leurs gammes, développent leurs écosystèmes et investissent dans leur visibilité européenne.
Haier a annoncé à Berlin un partenariat avec les compétitions européennes de clubs de l’UEFA à partir de la saison 2027-2028. Midea accompagne son expansion européenne d’un partenariat avec le FC Barcelone. Hisense rapproche TV et électroménager autour de ConnectLife. Dreame (qui a signé cette Christiano Ronaldo comme ambassadeur) ainsi queLa compétition change aussi sur le terrain de l’image de marque.
Haier, Hisense, Midea, TCL, Xiaomi, Dreame, Roborock ou Anker ne se contentent plus de proposer beaucoup de fonctionnalités à prix agressif. Ils construisent des marques, élargissent leurs gammes, développent leurs écosystèmes et investissent dans leur visibilité européenne.
Haier a annoncé à Berlin un partenariat pour la Chamions League UEFA à partir de la saison 2027-2028. Midea accompagne son expansion européenne d’un partenariat avec le FC Barcelone. Dreame (qui a signé Christiano Ronaldo comme ambassadeur) ainsi Xiaomi élargissent leur présence dans les catégories du PEM mais également du GEM.
Le cas Dreo montre une autre facette de cette évolution des marques chinoises qui avancent le pied au plancher. Arrivée en France en 2025 via Amazon, la marque de traitement de l’air, nous a confié avoir réalisé 15 millions d’euros de chiffre d’affaires sur Amazon France en 2026, dont 8 millions sur le seul mois de juin. Il faut dire que la canicule l'a bien aidée. Fort de cela, elle vise désormais une place dans le retail physique.
Et c'est aussi le cas pour pas mal de marques chinoises encore inconnues du grand public. Les ventes on-line leur permettent d’entrer rapidement sur un marché. Mais le magasin reste toujours un passage nécessaire pour ensuite contribuer à construire la notoriété et la confiance sur la durée.
Face à cette offensive, les acteurs européens répondent avec d’autres armes : capital marque, maîtrise industrielle, réparabilité, distribution sélective ou spécialisation. La bataille n’oppose donc plus simplement produits européens premium et produits chinois moins chers. Elle se joue sur la marque, l’innovation, la distribution et, plus que jamais, sur la valeur perçue.
De l’appareil au service domestique
En conclusion, on peut dire que cet IFA 2026 n’a peut-être pas livré « le » produit qui fera basculer le marché. Mais quelque chose est clairement en train de changer. Pendant des décennies, l’industrie a perfectionné des appareils chargés d’exécuter les tâches que nous leur demandions. Elle cherche maintenant à concevoir des machines capables de comprendre ce qu’elles doivent faire, de choisir comment le faire et, progressivement, de se coordonner entre elles.
Le lave-linge ne se contente plus de laver. Il peut reconnaître le textile, choisir son programme et optimiser sa consommation. Le robot aspirateur devient l’un des exécutants d’un environnement domestique plus automatisé. Et le système énergétique va pouvoir progressivement décider du meilleur moment pour alimenter tout ce petit monde. Les humanoïdes capables de prendre totalement en charge la maison restent encore largement du domaine de la démonstration. Mais nous n’aurons peut-être pas besoin d’attendre leur arrivée...
Ainsi, au sens historique du terrme, « les domestiques » étaient des personnes employée au service privé d’un foyer, le plus souvent aisé, pour prendre en charge tout ou partie des tâches du quotidien : entretien de la maison, cuisine, service à table, habillement, courses, soins aux enfants, gestion du linge, transport ou entretien des extérieurs.
Dans les maisons bourgeoises ou aristocratiques, le terme désignait un ensemble très hiérarchisé de fonctions : majordome, valet de chambre, femme de chambre, cuisinière, gouvernante, cocher, jardinier, etc. Des employés de maison qui exécutaient des tâches quotidiennes, souvent de manière discrète, régulière et anticipée.
Aujourd'hui, au XXIème siécle, la promesse du nouveau marché du « Consumer Elecronic » c’est l’arrivée des premiers domestiques intelligents. Ils sont déjà là. Ils ont la forme d’un robot aspirateur, d’une tondeuse mais aussi d’un lave-linge, d'un réfrigéfrateur ou d'un four. L'affluence sur l'IFA cette année, prouve bien qu'il existence une appétence du public. Mais pour les marques comme pour les distributeurs, tout l'enjeu consiste à démontrer que cette intelligence mérite son prix.