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CES 2018 : le service de cloud personnel LOLA en test chez Boulanger

Valoriser les ressources de stockage disponibles chez les particuliers pour répondre aux besoins de stockage grandissant de l’économie numérique et leur proposant de louer leur espace inutilisé. C’est le pari de la startup aixoise Sonora Labs avec sa box LOLA™, Dans la foulée de la présentation sur le CES de Las Vegas, Boulanger va réaliser un test clientèle dès disponibilité du produit et aura une exclusivité de distribution d’une durée de 6 mois à compter du 1er mars 2018.

En appliquant le modèle de l’économie collaborative à l’hébergement de données, la jeune pousse bouleverse les codes en proposant aux possesseurs de LOLA™ de les rémunérer en échange de la mise à disposition de leur espace de stockage inutilisé.

 

Comment ça marche ?

Pour fonctionner, le réseau internet mondial a besoin d’une infrastructure pour traiter, conserver, envoyer les données, héberger celles des sites internet, répondre aux recherches ou tout simplement que l’on puisse avoir accès à n’importe quel contenu en ligne. Le marché de l’hébergement de contenus en ligne (CDN : Content Delivery Network) est estimé à 6 milliards de dollars et devrait culminer à 20 milliards d’ici 4 ans. Les clients ? Netflix, Youtube, Deezer, les services de VOD et bien d’autres… Aujourd’hui leurs contenus sont hébergés et dupliqués dans d’immenses usines de l’information appelées datacenters qui pour la plupart appartiennent à des multinationales.

La proposition de Sonora Labs consiste à valoriser les ressources de stockage disponibles chez les particuliers pour répondre aux besoins de stockage grandissant de l’économie numérique. « Pas question de se substituer aux datacenters, précise Julien Tournier, fondateur de la startup, nous pensons que le marché va évoluer vers un modèle hybride, avec d’un côté des datacenters hyperspécialisés et de l’autre des unités plus petites, décentralisées qui viendront renforcer la qualité d’ensemble du réseau. Les LOLA™ sont un peu à l’hébergement de données ce que les panneaux solaires sont à la production d’énergie ! »

 

Cloud + media center + voix

LOLA™ offre plusieurs services existants réunis dans un seul appareil : un service cloud personnel, sécurisé et accessible à distance d’une capacité de 1To et un média center intelligent qui permet d’accéder à ses contenus sur sa TV ou son enceinte connectée, jouer un morceau de musique, lancer un film, une impression ou encore contrôler les appareils de la maison, simplement en le demandant c’est possible grâce au système de reconnaissance vocale. Avec LOLA™ les données sont en sécurité. En les conservant à domicile ou sur le réseau de LOLA™, les utilisateurs sont à l’abri de toute exploitation commerciale de celles-ci car la sauvegarde des données est assurée par la communauté et non plus par les serveurs de sociétés privées mondiales. Plus besoin de transmettre les données dans le cloud chez les géants de l’internet qui les exploitent à des fins de ciblages publicitaires en échange de services pseudo “gratuits”.


Modèle inspiré de l’économie collaborative

Destinée aux particuliers comme aux entreprises, les propriétaires de LOLA™ peuvent décider de la capacité de stockage (mémoire) qu'ils acceptent de partager avec un tiers de confiance. En devenant fournisseur de services informatiques, il devient possible rentabiliser son abonnement internet à hauteur de 50 € par mois ou encore d’obtenir des avanages (réductions) sur des services (VOD, plateformes musicales etc.).

 


Vers un internet plus green

LOLA™ c’est aussi un plus environnemental, avec à la clé d’importantes économies d’énergies : Les datacenters tournent 24h sur 24, l’équivalent de dizaines de milliers d’ordinateurs et qui concentrent les informations structurant l’internet. Et pour pallier à la moindre défaillance, les équipements sont généralement installés en double voir en triple exemplaires, alourdissant la facture énergétique. Et pour cause, les datacenters produisent autant de gaz à effet de serre que le trafic aérien et ils dépensent 50% de leur approvisionnement énergétique uniquement pour refroidir les serveurs. L’informatique au sens large consomme une quantité importante d'énergie électrique, soit 10% de l'électricité produite dans le monde et 15% de la facture électrique française. En décentralisant l’infrastructure, on supprime la climatisation, et on optimise le trajet parcouru par les données pour un gain énergétique maximum de près de 60%, et autant de réduction d'émissions de CO2.

 

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