Aspirateur robot : le marché peut-il vraiment décoller ?

Aspirateur robot : le marché peut-il vraiment décoller ?

le 4 mars 2016
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Si le segment des aspirateurs robots ne pèse « que 8% » en valeur du marché global de l’aspiration, il poursuit sa progression avec une offre de plus en plus large et des acteurs venus de tous secteurs. Mais dans un pays à forte concentration urbaine, l’aspirateur robot est-il condamné à rester un marché de niche, ou bien peut-il susciter un réel engouement et remplacer les aspirateurs au format traineau et balai qui caracolent toujours en tête des ventes ?

Si le segment des aspirateurs robots ne pèse « que 8% » en valeur du marché global de l’aspiration, il poursuit sa progression avec une offre de plus en plus large et des acteurs venus de tous secteurs. Mais dans un pays à forte concentration urbaine, l’aspirateur robot est-il condamné à rester un marché de niche, ou bien peut-il susciter un réel engouement et remplacer les aspirateurs au format traineau et balai qui caracolent toujours en tête des ventes ?

 

Sandra Nicoletti

 

Créé il y a environ cinq ans, le marché des aspirateurs robots a immédiatement séduit les consommateurs par son autonomie. Un simple appui sur un bouton et l’appareil se met en marche et nettoie les sols de façon autonome. A l’heure où les populations sont toujours plus actives, cette autonomie a de quoi séduire. Mais ce seul argument peut-il suffire à créer l’engouement ? A la rédaction de Neomag, nous nous sommes posé la question et si nous croyons tous en l’avenir de la robotique domestique, les avis sont partagés sur l’aspirateur robot. Certes, l’autonomie de l’appareil nous emballe tous, mais certaines contraintes existent, que l’on soit en appartement ou en maison : l’appareil ne passe pas toujours sous les meubles, une intervention humaine est obligatoire pour les habitations à étage, etc.
Pour autant, le marché de l’aspirateur robot se multiplie avec de nombreuses marques qui se positionnent sur ce segment, qu’elles soient spécialistes, électroménagistes, ou même issues de l’EGP. Sur les huit premiers mois de l’année, le marché a ainsi progressé de +1% en valeur, après une année 2014 en léger recul. « Après un démarrage très encourageant, il est logique que le marché se stabilise, explique Damien Chicaud, Directeur des statistiques et des études au Gifam. Par ailleurs, l’aspirateur robot reste un segment de niche avec un usage très spécifique qui ne concerne qu’une petite partie de la population ». Ce que confirment d’ailleurs les chiffres, avec un taux d’équipement d’environ 2% en France. Loin derrière les aspirateurs traîneaux qui constituent 68% du marché et les aspirateurs balais (18%), l’aspirateur robot représente 8% de la valeur, avec un prix moyen de vente d’environ 330 euros.

 

Un marché soutenu par l’innovation

Ses performances, sa facilité d’utilisation et son côté innovant jouant en sa faveur, le robot séduit une frange de la population plutôt jeune et résidant en maison (72% des utilisateurs selon une étude TNS Sofrès) et apparaît comme « la solution idéale quand la contrainte de ménage est grande » précise Damien Chicaud. Avec 200 000 produits écoulés chaque année, l’aspirateur robot a donc trouvé son public, avec des utilisateurs qui voient en lui un véritable assistant au quotidien. Mais pour combien de temps ? L’aspirateur robot connaîtra-t-il le même sort que les machines à pain qui, après des progressions fulgurantes, se sont effondrées ? Si le Gifam ne révèle pas de prévisions de ventes pour l’an prochain, Damien Chicaud estime que « l’élargissement de l’offre et l’aspect connecté participeront à la croissance du marché » et que « ce marché est voué à progresser ». Quoi qu’il en soit, le dynamisme des marques et l’innovation dont elles font preuve sont des indicateurs encourageants pour ce segment.

 

Du côté des marques…

Si Dyson brille par son absence pour le moment, le leader de l’aspiration a toutefois annoncé qu’il lancerait un modèle l’an prochain, le Dyson 360 Eye, déjà commercialisé au Japon. On peut également s’étonner de l’absence de deux grands noms de l’aspiration que sont Bosch et Electrolux. Le premier annonçait il y a quelques années ne pas croire au robot et son absence nous laisse croire qu’il n’a pas changé d’avis pour le moment. Quant à Electrolux, la marque a lancé le premier aspirateur robot au monde en 2001, avec son Trilobite et quelques déclinaisons qui ont suivi, mais n’a pas renouvelé l’expérience depuis longtemps. Néanmoins, elle plancherait de nouveau sur le sujet avec, peut-être, une annonce l’an prochain.

Du côté des spécialistes, le leader Robopolis, avec sa marque iRobot, entend « se positionner sur l’Internet des robots » et vient d’annoncer en ce sens le Roomba 980, son premier aspirateur robot connecté à 1199 euros. Pilotable à distance depuis un Smartphone ou une tablette, il est équipé d’un système de cartographie en temps réel. Grâce à une caméra embarquée, il optimise ses déplacements pour que tout l’espace soit nettoyé et assure une puissance d’aspiration encore plus élevée qu’auparavant.

 

 

 

 

 

Neato propose également un modèle connecté plus abordable, à 749 euros. Relié au Wi-fi, le Botvac Connected se pilote depuis un Smartphone et annonce « un débit d’air 2 fois supérieur à celui de ses concurrents ».

 

 

 

 

Kobold, la marque spécialisée dans l’entretien de la maison de Vorwerk, propose quant à elle son modèle VR200, un modèle intuitif commercialisé à 749 euros. Doté d’un système de scanner laser 360° SLAM (utilisé par les voitures Google sans conducteur), il cartographie en permanence les pièces à nettoyer et navigue intelligemment, ligne par ligne et pièce par pièce. Et grâce à ses 14 capteurs, dont 3 à ultrasons, il détecte 98% des obstacles et les contourne avec le plus grand soin.

 

Du côté des généralistes de l’électroménager, Miele a sorti le Scout RX1 à 649,99 euros. Doté de 2 brosses latérales extra-longues, il dirige facilement les poussières et saletés vers un rouleau central, relié au bac de récupération. De plus, grâce à ses 7 capteurs anti-collision et ses 3 capteurs anti-chute, il évite tous les obstacles et franchit même les seuils et tapis jusqu’à 20 mm de hauteur.

 

 

 

 

Chez les spécialistes du petit électroménager, Rowenta s’est lancé sur le segment avec l’Extrem’Air sorti en 2013 et pas de nouveauté depuis. Séverin propose quant à lui un modèle très abordable à 199 euros, le Chill RB 7025, qui garantit une utilisation facile et flexible. Particulièrement plat avec sa hauteur de 7 cm, il passe facilement sous les meubles et dispose de longues brosses pour un nettoyage efficace des coins et recoins.

 

 

Enfin, certains spécialistes de l’EGP, et notamment les Coréens, se sont eux aussi engouffrés sur ce marché en misant sur des « plus » technologiques. LG propose une gamme complète baptisée HOM-BOT Square qui se démarque par sa parfaite autonomie et commercialisée de 329 euros à 699 euros. Pourvu de 2 caméras et d’un lecteur optique, le robot cartographie les pièces et se repère par géolocalisation pour ne pas passer deux fois au même endroit et nettoyer ainsi plus rapidement. Capable de se démêler seul, il ne coince pas dans les tapis ni les fils électriques et ramasse toutes les poussières, même dans les angles, grâce à sa conception carrée. Son concurrent Samsung a quant à lui lancé le PowerBot à 699 euros. Doté d’un moteur Digital Inverter, il promet « une puissance d’aspiration 60 fois plus élevée que les aspirateurs robots classiques » et se distingue par son pointeur sur sa télécommande qui permet de pointer une zone spécifique pour diriger le robot vers cette zone bien précise. Grâce à sa caméra, il cartographie lui aussi la pièce afin d’optimiser les passages. De 200 euros à 1 200 euros, l’offre est donc complète et permet de répondre à tous les besoins et surtout, tous les budgets. Mais attention aux premiers prix qui peuvent parfois être source de déception... 

 

 

 

 

 

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