A la fois industriel et distributeur, le groupe Fournier a enregistré une baisse de 2,1% de son chiffre d’affaires en 2008, à 226 millions d’euros. Une baisse due notamment à la réorganisation de Pérenne. La cuisine et la salle de bains sont respectivement à – 3% et – 2% tandis que le rangement est en progression de 15,2%. Mais pour Bernard Fournier, Président du groupe, il est important, voire essentiel, de maintenir les investissements industriels. En 2009, et malgré la conjoncture, 11 millions d’euros seront investis. Une somme qui conclut un plan massif de 80 millions initié il y a 5 ans. « Aujourd’hui, nous devons miser sur la flexibilité car la tendance est à la volonté des consommateurs de personnaliser leur cuisine ou leur salle de bains », analyse Bernard Fournier (ci-contre).
Et pour maintenir les flux de production, le groupe compte sur ses trois enseignes présentes sur les trois segments du marché : entrée de gamme, cœur de gamme et haut de gamme.
Socoo’c et Pérene en phase de conquête
Pour Laurent Marguerettaz, Directeur Commercial réseaux (ci-contre), l’année 2009 obligera les enseignes à adopter une posture plus offensive, mais dans le bon sens du terme. L’objectif étant de renforcer la relation de confiance avec le consommateur, mais aussi une plus grande transparence des prix. Mais cela passe par un réseau qui occupe tous les segments, selon le principe du « une cible, un concept ».
Pérene est le circuit « haut de gamme » du groupe Fournier, avec une offre moyenne se situant autour des 12 000 euros. Après la réorganisation, l’enseigne compte 145 magasins dont 90 ont été rénovés. L’objectif est de porter ce nombre à 175.
Quant à Socoo’c, la petite dernière créée pour le segment d’entrée de gamme (aux alentours de 4500 euros la cuisine), 11 magasins ont été ouverts en 2008 et l’enseigne, qui vait ouvert deux magasins pilotes, annonce que ces derniers ont fait la preuve de leur rentabilité. L’objectif est de terminer l’année avec 25 points de vente, avec 6 ouvertures déjà programmées.
Pas de pause pour Mobalpa en 2009
Quel est le point commun entre Manchester, Goteborg, Bangkok, Sidney ou Alger ? Ces villes ont, ou auront, un magasin Mobalpa. L’international est en effet un des axes de développement de l’enseigne cœur de gamme du groupe Fournier ( prix de vente moyen aux alentours de 8000 euros). En 2008, l’enseigne a vu ses ventes progresser de 1%, malgré une concurrence forte notamment sur les prix bas. Une tentation low cost à laquelle refuse de céder Philippe Croset, Directeur de l’enseigne (ci-contre) : « Nous ne nous battrons pas sur le prix mais sur la création de valeur. Notre objectif est de devenir la marque référence de l’aménagement sur mesure des pièces à vivre de l’habitat. Le client doit venir chez nous l’esprit libéré et léger ».
Et cette notion s’ exprime dans la nouvelle signature de la marque « : respirez, vous êtes chez Mobalpa ». « La star n’est plus le produit mais le consommateur » analyse Aurélie Demeure, directrice de la communication (ci-contre). Et pour que l’enseigne soit bien comprise, Mobalpa maintient en 2009 ses investissements en publicité, équivalent à 2008. TV, nouveau site internet, presse magazine… Tous les medias sont sollicités. Notamment pour appuyer l’une des grandes nouveautés, l’affichage de prix indicatifs sur les catalogues. « Ces prix publics indicatifs ajoutent à la notion de transparence », explique Philippe Croset, « les définir a été un énorme travail que nous avons bien entendu mené avec les concessionnaires ».
60% des modèles ont également été revus, un effort supplémentaire sachant que le taux de renouvellement avoisine plutôt les 20 à 25 %. Un nouveau concept magasin a également été étudié, dont la mise en place se fera à partir du printemps 2009.
L’enseigne Mobalpa mettra également l’accent sur la formation et le recrutement, un point important dans un métier où la tendance est au sous-effectif. Marie-Paule Foulier, Directrice de la Formation, a notamment créé un service dédié au recrutement, nécessaire si l’on considère qu’il faut un an et demi pour former un bon vendeur, et qu’il vaut mieux ne pas se tromper.
Enfin, les vendeurs seront davantage formés sur l’évolution de la relation client, car aujourd’hui les consommateurs veulent devenir les acteurs de la création de leur intérieur. Une démarche participative qui devient une grande tendance de l’habitat.


