D'après l'étude « Canicule & Immobilier 2026 » (1) menée par leboncoin le 18 juin, 81 % des Français déclarent ressentir un inconfort lié aux températures élevées dans leur logement. Une réalité qui influence désormais les réflexions résidentielles d'une partie croissante de la population.
L'étude montre qu'un tiers des Français intègre désormais la question climatique dans ses projets immobiliers. Au total, 34 % indiquent envisager un déménagement si les canicules venaient à s'intensifier, dont 7 % qui y réfléchissent déjà sérieusement. Les jeunes générations apparaissent comme les plus sensibles à cet enjeu : 12 % des 18-24 ans envisagent un départ, contre seulement 1 % des plus de 65 ans.
Immobilier : le climat deviendra-t-il bientôt un facteur de déménagement ?
34 % des Frnçais pourraient envisager un déménagement si les canicules s'intensifient. Selon l'étude réalisée cette semaine par leboncoin, les épisodes de chaleur extrême commencent à peser dans les projets résidentiels des Français. Sans provoquer d'exode massif, le climat deviendra-t-il progressivement un critère de choix du logement, au même titre que le prix, l'emploi ou la proximité des services ?
Littoral et montagne gagnent en attractivité
Les régions les plus exposées à la chaleur sont aussi celles où l'intention de départ est la plus forte. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, 18 % des habitants déclarent envisager sérieusement de quitter leur région.
Lorsqu'ils imaginent un cadre de vie plus agréable face aux canicules, 42 % des répondants citent le littoral tempéré, devant la montagne (27 %) et le nord de la France (18 %). Bretagne, Normandie et façade Atlantique figurent parmi les territoires susceptibles de bénéficier de cette évolution des préférences résidentielles. Les massifs montagneux, des Alpes aux Pyrénées en passant par le Massif central, pourraient également profiter de cette quête de fraîcheur.
Vers une fracture immobilière climatique
Pour autant, la volonté de partir se heurte à plusieurs obstacles. La proximité familiale (51 %), l'emploi (45 %), l'attachement au territoire (43 %) mais aussi les contraintes financières (39 %) restent les principaux freins évoqués.
Cette dernière donnée nourrit l'idée d'une future fracture immobilière climatique. Les territoires perçus comme plus agréables sur le plan climatique sont également considérés comme plus difficiles d'accès financièrement. Une tendance qui pourrait renforcer les inégalités d'accès au logement dans les années à venir.
La résidence secondaire comme solution d'adaptation
Plutôt qu'un déménagement définitif, certains ménages envisagent une stratégie alternative. Un quart des Français pourrait ainsi envisager l'acquisition d'une résidence secondaire dans une région plus fraîche si les canicules devenaient plus fréquentes.
Pour leboncoin, l'enjeu n'est donc pas celui d'un exode climatique à court terme mais d'une intégration durable du facteur climatique dans les choix résidentiels. À mesure que les épisodes de chaleur se multiplient, la fraîcheur pourrait devenir un critère immobilier à part entière, avec des conséquences potentielles sur l'attractivité des territoires et les équilibres du marché.
(1) Etude "Canicule et immobilier" réalisée le 18/06/2026 auprès de 1752 répondants du panel la communauté leboncoin.


