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Distribution

Hypermarchés : la part du non-alimentaire dans les ventes a perdu 8% en 8 ans

Les derniers chiffres communiqués par Nielsen illustrent la nécessité pour la grande distribution alimentaire de trouver un nouveau modèle économique. En effet, la part du non-alimentaire dans le chiffre d'affaires des hypermarchés est passée de 28,02% en 2010 à 20,15% en 2018. En revanche, le non alimentaire ne subit aps la même érosion dans les supermarchés.
 

 
On comprend mieux à la lecture de ces chiffres les récentes ouvertures de Darty chez Carrefour ou de Boulanger chez Auchan. En effet, selon Nielsen, le non-alimentaire représentait dans les hypermarchés 21 milliards d’euros en 2010… il ne représente plus que 14,7 milliards d’euros en 2018, soit une baisse de 30% en 8 ans.
Dans le même temps, l’alimentaire (au sens produits de grande consommation : tous les produits alimentaires, mais aussi entretien et hygiène beauté) a gagné 7% de chiffre d’affaires. Mais cette progression n’est pas suffisante pour compenser le fort recul du non-alimentaire : au total le chiffre d’affaires tous produits (ou CATP) a baissé de 3,3% entre 2010 et 2018.

 
Autre conséquence, le non-alimentaire est passé de 28% à 20% du chiffre d’affaires total des hypermarchés. Pour Clémentine Morin, compte-clé chez Nielsen, “le format hypermarché a souffert structurellement, en raison notamment de la fragmentation croissante de la distribution. C’est encore plus marqué sur le non-alimentaire, pour lequel différentes offres de distribution ont proposé des alternatives à l’hypermarché, magasins spécialisés et e-commerce en tête.”

En supermarchés, le non-alimentaire est moins développé mais a réussi à se maintenir
Entre 2010 et 2018, celui-ci est même passéde 5,4 milliards d’euros à 5,6.


Loisirs, maison, textile : un quart voire un tiers de chiffre d’affaires en moins

Dans le détail, les grands ensembles qui composent le non-alimentaire ont subi de fortes baisses en 8 ans dans les hypermarchés. Les loisirs ont le plus baissé (-35% sur la période), subissant le dynamisme des enseignes spécialisées, dans le sport par exemple. Le textile et l’équipement de la maison ont perdu respectivement 23 et 27% de leur chiffre d’affaires.
Au sein des supermarchés, les loisirs ont subi une très légère érosion, mais l’équipement de la maison a connu une belle progression (+9%) notamment lors de la dernière année.

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