Suivez-nous sur
ou sur
Rechercher un article

Stratégie

High Tech : les traditionnels sont-ils voués à se spécialiser sur le haut de gamme ?

Alors que le web continue à prendre des parts de marché dans le commerce de biens techniques, les traditionnels et mono-spécialistes reculent fortement, avec une baisse de leurs ventes de 17% selon le dernier bilan GfK. De l’avis de l’institut, ces réseaux devront se spécialiser sur le (très) haut de gamme ou pratiquer la distribution sélective pour se différencier.

 

Par Sandra Nicoletti

 

Les revendeurs traditionnels sont-ils à l’aube d’une nouvelle ère ? Selon les derniers chiffres de l’institut GfK, le bilan est en tout cas sévère pour le circuit des petits spécialistes avec un recul de leurs ventes de 17% en valeur en 2014 (soit une PDM de 15%), tandis que les ventes Internet poursuivent leur croissance entamée il y a 6 ans, pour peser aujourd’hui 21% du commerce des biens techniques. Dans le même temps, les GSS –avec des magasins qui se sont adaptés à l’offre- progressent de 3% en gagnant de la part de marché additionnelle sur ce secteur et restent en tête des circuits avec 39% du gâteau. Parallèlement, les GSA reculent de 3% sur l’ensemble des biens techniques, mais progressent fortement sur la Téléphonie (+29%). « Côté produits, la GSS a poursuivi sa conquête de parts de marché sur les ventes de Smartphones vendus sans abonnement et a bénéficié d’un rebond du marché des écrans TV, explique Matthieu Cortesse, Directeur de clientèle au service Distribution chez GfK. Côté "effet parc", ce sont plus de 80 nouveaux magasins qui ont ouvert en 2014 (150 en 2 ans) et qui ont contribué au dynamisme global du circuit ».

 

Les produits à valeur ajoutée profitent aux traditionnels

Certes, le marché global a lui-même reculé de 2,5 % en valeur, pour un chiffre d’affaires de 15,1 milliards d’euros, mais cela ne suffit pas à expliquer ce repli des petits spécialistes l’an dernier. Un constat difficile pour les traditionnels, mais qui n’est pas sans retour selon GfK. Car sur certains segments à valeur ajoutée, ces circuits s’en sortent plutôt bien et affichent même une dynamique positive. A titre d’exemple, les traditionnels enregistrent 38% des ventes de TV en valeur au 4e trimestre 2014 et 40% sur les barres de son. Se spécialiser sur le haut de gamme, voire le très haut de gamme, ou pratiquer la distribution sélective pourrait ainsi s’avérer une stratégie gagnante pour ces circuits qui bénéficient de la confiance des consommateurs pour les produits à valeur ajoutée. Et certains en ont déjà fait leur politique avec des résultats plutôt probants. Le développement des objets connectés dans les magasins peut, lui aussi, contribuer à accroître les ventes dans les réseaux traditionnels et « hyper-spécialisés ». Les experts de GfK sont d’ailleurs convaincus que « la démocratisation de ces nouveaux objets communicants avec nos Smartphones sera portée par les enseignes en lesquelles les consommateurs ont confiance et qui se donnent les moyens de bien expliquer les fonctions et bénéfices de ces objets ». Et c’est justement l’un des points forts des réseaux traditionnels. Un train qu’il faudra prendre en marche car de nouveaux circuits vont venir modifier le paysage de la distribution de biens techniques selon les prévisions de GfK. On parle ainsi de 2 000 Grandes Surfaces de Bricolage, 1 300 jardineries, 6 000 bijoutiers/horlogers, 1 200 spécialistes automobile, 12 000 opticiens et plus de 20 000 pharmacies…

place_holder
place_holder
place_holder