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International

Hong Kong optimiste pour ses exportations, même en Europe

D'après le Hong Kong Trade Development Council (HKTDC), les exportations devraient croître de 5,5% en valeur et de 3,5% en volume en 2014, par rapport aux 3,5% et 2,5% respectifs en 2013.  Une progression due aux ventes en ligne, et à une attractivité de Hong Kong pour la distribution européenne, notamment low cost.

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Lors d'une conférence de presse, le directeur de la recherche du HKTDC, Nicholas Kwan, a déclaré que le commerce mondial devrait bénéficier entre autres choses « d'une reprise économique des pays développés, d'un renforcement des réformes en Chine continentale et des résultats positifs conclus lors des récents pourparlers de l'OMC à Bali ». Il a ajouté que les comportements des consommateurs, le e-commerce et le développement de la zone franche de Shanghai sont autant d'opportunités pour les exportateurs de Hong Kong. Il a conseillé à ces derniers de repenser leurs circuits de distribution et de se lancer dans le  e-tailing (ndlr : équivalent multicanal)

 

Polarisation et espoirs

Pour ce qui concerne l'Europe, il a fait remarquer que de nombreux détaillants chinois  s'approvisionnaient directement auprès des fabricants et des divers fournisseurs. « Il est de plus en plus important pour les exportateurs de Hong Kong d'établir des relations directes avec les détaillants low cost de l'Union européenne ». L'Europe offre des débouchés intéressants aux exportateurs de produits élégants, respectueux de l'environnement, et à des prix compétitifs. « Les fournisseurs de Hong Kong doivent tabler sur leur flexibilité et leur capacité à élaborer des produits personnalisés de meilleure qualité que ceux de leurs concurrents des autres pays d'Asie ».

Toujours selon M. Kwan, les achats en ligne connaissent un succès planétaire et permettent aux fabricants et fournisseurs de vendre directement aux consommateurs.   Les ventes de détail en ligne des États-Unis devraient passer de 262 milliards de US$ en 2013 à 370 milliards en 2017 [1], soit une croissance annuelle moyenne de 9% pour les 4 années à venir. « Les fournisseurs de Hong Kong peuvent en tirer parti, soit en vendant directement aux consommateurs ou en faisant du drop-shipping ».

 

 Une croissance stable

L'économiste en chef du HKTDC (monde), Daniel Poon, a indiqué que les économies des principaux pays développés devraient croître à un rythme plus soutenu en 2014. « Ce sont les États-Unis qui semblent résister le mieux, avec en toile de fond une croissance de l'emploi, un marché de l'immobilier en hausse et un nombre accru des actifs. L'Union Européenne laisse aussi entrevoir de timides signes de reprise, grâce à ses politiques monétaires ultra souples, des consolidations budgétaires et des réformes structurelles dans certains pays. Pour ce qui est du Japon, ses politiques de relance devraient ouvrir la voie à un rétablissement plus solide. Des mesures d'assouplissement monétaire vigoureuses devraient maintenir un yen faible, stimulant ainsi les exportations ».

 

Ouverture des marchés

L'économiste en chef du HKTDC (Grande Chine), Billy Wong, pense que Hong Kong va tirer profit des nouvelles opportunités consécutives à la création de la zone franche de Shanghai. Il conseille cependant à la ville de dynamiser sa propre compétitivité. « Hong Kong doit améliorer ses liaisons de transport et s'assurer que ses coûts d'exploitation restent compétitifs dans la région ».

Il a ajouté que le Guangdong cherchait à établir une zone franche Nansha-Qianhai-Hengqin. « Hong Kong pourrait jouer un rôle primordial dans cette zone, compte tenu de ses liens privilégiés avec la province du Guangdong ».

 

Préoccupations

En conclusion, malgré une note optimiste pour 2014, M. Poon signale qu'il reste quelques sujets de préoccupation comme un nouveau ralentissement de la conjoncture mondiale, le protectionnisme, des tensions géopolitiques et le risque de durcissement de la politique monétaire américaine. Il propose l'analyse suivante par secteur , dont celui de l’électronique :  « Les exportations d'électronique devraient rester stables, dynamisées par une demande étrangère soutenue pour les produits d’informatique et de télécommunications. Les smartphones et les tablettes ne sont plus de simples gadgets mais des biens de consommation courants ».

 

 

 

 

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