Wish sous le coup d'une enquête de la DGCCRF

Wish sous le coup d'une enquête de la DGCCRF

le 30 novembre 2020
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Wish est une application de vente en ligne qui permet à ses abonnés d'acheter tout à très bas prix. Tout et souvent n'importe quoi, sans réel contrôle de la société américaine qui est peu regardante sur les vendeurs dont elle est l'intermédiaire avec le consommateur. Déjà attaquée par des associations de consommateurs comme 60 millions de Consommateurs, elle l'est aujourd'hui et officiellement par la DGCCRF.

C'est en effet en 2018 que 60 millions de consommateurs avait déjà souligné les nombreuses infractions commises par la platerforme qui revendique plus de 100 millions d'utilisateurs. Après de longs mois d'enquête, c'est au tour de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes de transmettre au procureur les conclusions de ses investigations. Et celles-ci ne sont pas en faveur de la plateforme comme l'indique le communiqué de la DGCCRF que voici dans son intégralité

 

Pratiques commerciales des plateformes en ligne :la DGCCRF a transmis aux autorités judicairesles résultats de ses investigations concernant la plateforme de vente en ligne wish.com.

 

"La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a transmis au Procureur de la République près le tribunal judicaire de Paris les conclusions de ses investigations concernant des pratiques de la société CONTEXTLOGIC Inc., exploitant la plateforme de vente en ligne wish.com. Ce procès-verbal s’inscrit dans le cadre d’une enquête relative aux annonces de réduction de prix trompeuses et à la mise en avant frauduleuse de produits de marques notoires non disponibles sur la plateforme.

Le Service National des Enquêtes de la DGCCRF, qui enquête depuis plusieurs mois sur les pratiques de la plateforme en ligne « WISH » [1], opérée par la société CONTEXTLOGIC Inc., a mis en évidence des agissements s’apparentant à des pratiques commerciales trompeuses[2].

Les pratiques constatées consistent :
- à alléguer de manière généralisée de fortes réductions de prix, particulièrement attractives pour les consommateurs (pouvant aller jusqu’à 90% de réduction) mais dénuées de toute réalité économique (elles sont notamment calculées sur la base de prix de référence trompeurs) ;
- à mettre en avant des produits de forte notoriété dont certains ne sont pas disponibles sur la plateforme ;
- et à proposer des produits présentant des logos et signes distinctifs s’apparentant à ceux de marques déposées notoires (notamment marques de sport, parfums prestigieux, etc…) de nature à induire en erreur les consommateurs.
Ces pratiques, si elles étaient confirmées par le juge, seraient particulièrement graves car susceptibles d’altérer le comportement des consommateurs et d’induire une concurrence déloyale vis-à-vis des autres commerçants.
Par ailleurs, il a été constaté que sur la version de la plateforme à destination du consommateur français, la description des produits dans les annonces était quasi systématiquement rédigée en anglais.
Il revient maintenant à l’autorité judiciaire de donner les suites qu’elle jugera nécessaires aux manquements présumés relevés par la DGCCRF et consignés dans le procès-verbal transmis au Procureur de la République.
Les pratiques commerciales des plateformes de vente en ligne sur Internet font l'objet d'une attention renforcée et continue de la part des services de la DGCCRF qui contrôlent notamment la loyauté des prix affichés et des pratiques promotionnelles. Cette surveillance vise à assurer la sécurité économique des consommateurs lors de leurs achats en ligne et préserver une concurrence loyale entre les commerçants, quel que soit leur mode de distribution. La DGCCRF est particulièrement attentive à la répression des pratiques déloyales pouvant conduire à altérer les comportements d’achat des consommateurs, comme celles consistant à annoncer des réductions de prix trompeuses.

1] Cette plateforme est une place de marché, c’est-à-dire qu’elle offre un service d'intermédiation aux vendeurs sur Internet en mettant à leur disposition un espace pour leur boutique.
[2] Les pratiques commerciales trompeuses, définies aux articles L.121-2 et suivants du code de la consommation, sont des délits pénaux sanctionnée, pour les personnes morales, d’une amende pouvant aller jusqu’à 10% du chiffre d’affaire annuel.
En savoir plus : les règles applicables aux relations entre professionnels et consommateurs 


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