le 8 juillet 2026
, par Eric Shorjianhttps://www.linkedin.com/company/neomag/
Partager sur
Longtemps pensée pour protéger du froid, l'habitat doit désormais répondre à un nouvel impératif : résister aux fortes chaleurs. C'est le principal enseignement de l'Observatoire de l'Habitat Domofinance 2026 (initialement créé sous la marque Cetelem) dont l'intégralité des résultats sortira au mois de septembre.
Réalisée au printemps, avant les récents épisodes caniculaires*, l'étude montre que plus d'un Français sur deux (51 %) identifie désormais la chaleur comme le premier risque climatique pour son logement, devant les tempêtes (38 %) et le froid (28 %).
La France se distingue d'ailleurs du reste de l'Europe. Alors que 40 % des Européens citent la chaleur comme leur principale préoccupation, cette proportion atteint 51 % dans l'Hexagone, un niveau supérieur à celui observé en Espagne (49 %) et au Portugal (45 %). À l'inverse, le Royaume-Uni restait en avril-mai davantage préoccupé par les épisodes de froid.
Seuls 14 % de Français se déclarent totalement satisfaits
Cette évolution des perceptions pourrait rapidement se traduire sur le marché. Les logements collectifs, les appartements et les bâtiments anciens sont les plus souvent considérés comme vulnérables aux fortes chaleurs, autant de segments susceptibles d'alimenter la demande en équipements améliorant le confort d'été : protections solaires, isolation, ventilation, rafraîchissement ou pilotage intelligent des équipements.
L'étude met également en évidence un déficit de préparation. En France, seuls 63 % des répondants estiment leur logement suffisamment équipé pour faire face aux risques climatiques, et à peine 14 % se déclarent totalement satisfaits. Un décalage qui laisse entrevoir un important potentiel pour les professionnels de la rénovation et les industriels proposant des solutions d'adaptation.
Au-delà de la rénovation énergétique, c'est désormais la question du confort d'été qui s'impose dans les projets d'amélioration de l'habitat. Pour les fabricants, distributeurs et installateurs, cette évolution confirme que les fortes chaleurs ne constituent plus un phénomène ponctuel, mais un nouveau moteur du marché, appelé à influencer les choix d'équipement des ménages dans les prochaines années.
* Source : étude Toluna Harris Interactive réalisée en avril-mai 2026 auprès de 13 000 personnes dans 8 pays européens, dont la France.