Si les soldes restent un repère fort pour les consommateurs, ils constituent surtout un outil de déstockage rapide pour les distributeurs, à un moment où la tension sur les niveaux de marge reste élevée. La revente à perte, autorisée exclusivement durant ces opérations, continue d’en faire un levier puissant pour écouler les produits payés et mis sur le marché depuis au moins un mois. Quelques départements conservent toutefois des dates dérogatoires pour tenir compte des spécificités saisonnières ou frontalières. Les quatre semaines qui viennent seront donc l’occasion de transférer du stock en amont des nouveautés de début d’année, tout en cherchant un équilibre entre volume écoulé et protection de la valeur prix.
Conformité, vice caché, remplacement, remboursement : les obligations du vendeur sont les mêmes que le reste de l’année
Côté règles, rien ne change : prix antérieur obligatoire, calculé sur la base du tarif le plus bas pratiqué dans les 30 jours précédents, distinction claire entre articles soldés et non soldés, et impossibilité de se réapprovisionner pendant la période (contrairement aux promotions classiques). À noter que les garanties restent strictement identiques pour les produits soldés. Conformité, vice caché, remplacement, remboursement... Les obligations du vendeur sont les mêmes que le reste de l’année. Cet élément est parfois mal compris par le consommateur. Pour les vendeurs en magasin, il est donc essentiel de ne pas hésiter à le rapeller afin de sécuriser la relation client.


