Notre stratégie de production en France se poursuivra en 2025
Société française créée en 2009, E.ZICOM a été précurseur sur le marché de la robotique domestique. Et dès son origine, elle a choisi de mettre en place une distribution multicanale. En 2024, l’entreprise a pris le parti de relocaliser en France une partie de sa production d’aspirateurs balais. En 2025 et 2026, elle poursuivra sur cette voie avec des robots laveurs de vitres et des aspirateurs robots également assemblés dans l'Hexagone. Entretien avec Gary Dauman, Fondateur et CEO.

Neomag. Quel bilan tirez-vous de 2024 ?
Gary Dauman. En dépit de l’ensemble des incertitudes qui ont pesé sur l’économie en général, nous avons terminé l’exercice en progression de 7%. C’est plutôt positif, compte tenu de la conjoncture et de l’activité des marchés de l’électroménager.
Comment expliquez-vous cette progression ?
Dans un contexte de consommation en berne, nous avons d’une part élargi notre distribution, et d’autre part commencé à bénéficier des effets de notre projet « Made in France » sur notre gamme d’aspirateurs balais qui a véritablement été lancée en 2024.
Comment a évolué votre distribution ?
Notre distribution est multicanale. Nous avons enregistré des progressions chez la plupart des acteurs de la distribution avec lesquels nous travaillons, même s’il est clair que certains ont souffert plus que d’autres en termes d’activité. En ce qui nous concerne, les réseaux de proximité ont particulièrement bien fonctionné sur le plan commercial, d’autant qu’ils ont bien compris notre stratégie liée au « Made in France ».
Pouvez-vous revenir plus en détails sur cette stratégie de relocalisation en France d’une partie de la production d’appareils qui étaient jusque-là fabriqués en Asie ? Cela paraît ambitieux. Quel premier bilan en tirez-vous ?
Nous sommes fiers d’avoir été la première marque française a relocaliser la production d’une gamme complète d’aspirateurs balais en France avec notre partenaire industriel Cordon sur le site de Ribeauvillé, en Alsace. Le signe super positif, c’est l’engouement sur le terrain au niveau des magasins traditionnels surtout. Et cela nous conforte dans notre volonté de travailler encore davantage avec eux. J’ai le sentiment qu’en région, où les effets de la désindustrialisation sont réellement vécus, notre démarche est totalement comprise, voire félicitée.
Certains magasins franchisés de grandes enseignes nationales ont même commandé le produit au travers de grossistes et sont enchantés par les ventes réalisées. J’ai l’impression que la volonté de laisser sa chance à une production française est beaucoup plus prégnante dans les réseaux traditionnels et dans les magasins en local que dans certaines centrales.
C’est-à-dire ?
J’estime que la distribution a une responsabilité exemplaire et un vrai rôle à jouer à s’engager davantage à suivre toutes les initiatives d’acteurs qui visent à rapatrier des productions dans notre pays. D’autant plus quand celles-ci sont de qualité, au bon prix et avec la bonne marge. Leur donner de la place en linéaire, face aux consommateurs, me semble participer au soutien de l’économie nationale. On entend parler de RSE et réindustrialisation dans les hautes sphères, c’est très bien, mais accompagner les projets pour qu’ils puissent exister de manière concrète, c’est mieux. Il faut que la communication soit en accord avec les actes.

Quels sont vos projets pour l’année à venir ?
En 2025, nous allons amplifier le développement en capitalisant sur cette stratégie. Dès le second trimestre, nous allons lancer, sous la marque Windobot, une gamme de robots laveurs de vitres fabriqués en France. Les Windobot S10 Vibra et Windobot S12 Vibra Max arriveront avec une innovation, qui via un système de vibrations permet de frotter la vitre et d’éliminer ainsi les traces les plus tenaces.
Au second semestre, une deuxième gamme d’aspirateurs balais, également fabriquée en France, viendra compléter la gamme Cycloboost actuelle. Elle comporte deux grosses innovations : l’autonettoyage du filtre dans l’aspirateur et une nouvelle brosse qui décuple les performances de ramassage.
Cette stratégie de production en France se poursuivra en 2026 sur d’autres catégories de produits comme le robot aspirateur, car cela fait désormais partie de l’identité de la marque.
D’autres développements sont-ils prévus en 2025 ?
Nous relançons une gamme courte d’aspirateurs traîneaux avec un modèle sans sac et un modèle avec sac qui seront disponibles en septembre. Nous avons de la demande pour ce type d’appareils sur le réseau traditionnel. Nous lancerons également un nouveau laveur de sol vapeur qui dispose aussi d’une fonction permettant de cirer les parquets.

La marque se développe également sur le marché des appareils destinés aux animaux de compagnie. Comment cela évolue-t-il ?
Très bien. Les litières autonettoyantes pour chat ont très bien fonctionné en 2024. À partir de mars, nous complétons donc la gamme avec un modèle en entrée de gamme et un en sommet de gamme. Nous avançons progressivement mais avec une volonté de développer ce marché.
Quels sont vos projets pour 2025 ?
Nous allons continuer de monter en puissance avec les acteurs de la distribution qui ont décidé de nous suivre.