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Le regard d'AVCesar

Test du TV LG OLED65C9

Cette semaine nous vous présentons le test du TV Oled de LG, le OLED65C9. Cet écran de grande taille, 165 cm, a recueilli 6 étoiles de la part de notre partenaire avcesar.com. Proposé à un prix public de 3499 euros, il ne manque pas d'arguments techniques mais aussi esthétiques...

Depuis le lancement de la technologie Oled, le constructeur LG affine, corrige et améliore ses téléviseurs d'année en année, notamment au niveau de la gestion des spécifications Ultra HD. Mais aussi en ce qui concerne la colorimétrie et le traitement vidéo avec l'intégration de processeurs bien plus véloces et performants, ou encore de nouveaux outils de calibrage. La série C, représentée par le LG OLED65C9 en test aujourd'hui, est probablement l'un des rapports fonctionnalités/prix les plus intéressants au sein de la gamme Oled de la marque, et plus globalement, sur le marché TV Oled. Lorsqu'on se replace quatre ans en arrière on constate en effet tout le chemin parcouru et les progrès énormes réalisés par le géant coréen qui a réussi à se hisser au niveau de Panasonic ou encore Sony dans les domaines du calibrage ou de la justesse colorimétrique. Ce banc d’essai est donc l'occasion pour nous d'évaluer les apports technologiques des modèles 2019, après un bond qualitatif assez considérable l'an dernier, avec l'intégration du processeur Alpha 9 Gen2, évolution de la puce 2018.

 


Mais il est un autre secteur sur lequel LG travaille d’arrache‑pied, à la base même de la technologie Oled, la structure du panneau Woled. Plus spécifiquement sur les formes des sous-pixels WRGB (en 2019, le segment rouge est plus gros alors que les segments blanc et bleu sont plus petits) dans le but d'améliorer leur durée de vie et leur luminosité. Un travail de fond d'autant plus important que les téléviseurs Oled éprouvent de réelles difficultés à dépasser la barre des 900 nits. Surtout au moment où une technologie concurrente de taille, et plutôt inattendue, fait son apparition avec l'avènement du premier TV mini LED grand public attendu pour la fin d’année chez TCL, en attendant le développement de la technologie Quantum Dots auto‑émissive Samsung.

 

 

Design toujours aussi élégant 

Avec son extrême finesse, la technologie Oled est élégante par nature. En dehors du pied qui a changé, le LG C9 arbore un design similaire à celui du C8 de 2018, toujours aussi sobre, épuré et moderne, capable de se fondre dans n'importe quelle décoration d'intérieur. Cependant, la qualité de fabrication est un ton en dessous des modèles les plus huppés du marché, avec des matériaux moins nobles, moins robustes et un châssis constitué majoritairement de PVC. On relève une petite nouveauté avec l'ajout d'un nouveau pied lesté, à l'arrière de l’écran, permettant d'offrir une bien meilleure assise et stabilité au TV lorsque celui‑ci est posé sur un meuble.

 

TV

 

Rien à dire côté finition et assemblage qui profitent d'une qualité de fabrication rigoureuse. D'autre part, et à l'instar de la concurrence, le LG C9 dispose d'un nouveau filtre antireflet très efficace, parmi les meilleurs élèves de 2019. Même si de ce côté‑là Samsung fait clairement la course en tête avec son nouveau filtre révolutionnaire comme nous avons pu le découvrir lors du test du QE65Q90R (cliquez pour découvrir le test complet de la rédaction d’AVCesar.com). Comme vous pouvez l'apprécier sur la photo ci‑dessous, même le flash de notre appareil photo est très contenu. Bref, l’ensemble arbore un design en somme assez classique pour un téléviseur Oled, visuellement très réussi, sans cadre apparent et avec un large pied en aluminium brossé. Sans oublier une finition à 360° avec un revêtement du panneau arrière du TV, là encore du plus bel effet.

 

 

Évidemment, sur l’OLED65C9, LG est obligé de conserver une certaine épaisseur dans la partie basse de l’écran afin d’assurer une bonne ventilation de l'électronique et proposer une caisse de résonance suffisamment volumineuse destinée à optimiser le rendu des haut‑parleurs toujours implantés en configuration downfire, à la base de la dalle. Tout comme le design, le système audio est strictement identique à l'an dernier : système 2.2 avec deux HP large bande et deux boomers de 10 W chacun pour une puissance RMS totale de 40 watts. Et comme la section audio n’est pas détaillée dans la section  Verdict Technique de ce test, on peut d’ores et déjà vous dire que la qualité sonore est étonnamment bonne quand on voit le peu de place allouée aux haut‑parleurs.

 

 

Évidemment, rien ne remplace une bonne barre sonore ou un vrai système Home Cinéma, mais sachez que la qualité audio dispensée par le LG OLED65C9 est largement au‑dessus de la moyenne malgré une légère projection dans les graves. Les effets surround sont intéressants et si les aigus ne sont pas très précis, ils ont l'avantage d'éviter les sifflantes. Et surtout, la qualité des dialogues est assurée avec un bel équilibre tonal et peu de distorsion, c'est l'essentiel. Comme beaucoup de TV millésime 2019, le LG OLED65C9 est compatible eARC avec une prise en charge des bandes‑son DTS‑HD et Dolby Atmos 7.1.4 via HDMI.

 

 

De son côté, la connectique rassemble quatre entrées HDMI 2.1 compatibles HDR10, HDR HLG, HDR Dolby Vision, HDCP 2.2 et 2 160p en 60 Hz, 4:4:4 et 12 bits. Il est également possible de connecter une enceinte active ou un casque audio sans‑fil via Bluetooth 4.2 (Sound Sync Wireless). N'oublions pas de citer deux nouveautés intéressantes : la gestion du profil Bluetooth Qualcomm HD (compatible APT‑X bien sûr) pour une meilleure qualité de transfert audio sans‑fil et l'AirPlay 2 après mise à jour Firmware à venir plus tard dans l’année. Le reste de la connectique rassemble un port Ethernet gigabit, trois ports USB 2.0, une sortie optique, un port CI+ et un double tuner DVB‑C/DVB‑T2/DVB‑S2. Évidemment, Wi‑Fi Direct, WiDi, Miracast et Bluetooth sont intégrés.

 

 

Processeur Alpha 9 Gen2 assisté par I.A 

C'est clairement la très bonne surprise dans cette gamme TV Oled 2019 LG, l'intégration d'un processeur Alpha 9 Gen2 sur les C9, E9 et W9. Déjà en vogue en 2018, l’Intelligence Artificielle est encore plus tendance en 2019 chez LG. Elle permet essentiellement d'optimiser les traitements vidéo et audio en fonction des contenus diffusés à l’écran, des conditions ambiantes, des modes et types d'utilisations, des habitudes de l'utilisateur, etc. À ce titre, le processeur Alpha 9 Gen2 embarque les nouveaux moteurs AI Picture et AI Sound.

 

D'autre part, nous le précisions en introduction, chaque année LG améliore ses panneaux Woled en modifiant les sous‑pixels WRGB (soit blanc, rouge, vert et bleu) et l'écart interpixels (le pitch) afin de proposer le meilleur compromis entre luminosité, colorimétrie, durée de vie et précision de l'image. Mais cette année, LG inaugure une nouvelle fonction très intéressante disponible sous l’appellation Luminosité Maximale avec trois niveaux d'intensité en plus du réglage Off. Lorsque ce mode est désactivé, le pixel blanc devient inactif et la dalle du téléviseur passe donc sur une structure sous‑pixels RVB, moins lumineuses, avec toutefois une meilleure gestion colorimétrique et plus de précision dans l’image.

 

 

Sans doute s’agit‑il pour LG, avec cette nouvelle possibilité de l'utilisation du sous‑pixel blanc d'améliorer la précision de l'image en mouvement comme le ferait un mode BFI, mais de façon bien plus efficace, avec une perte de luminosité moins importante. Nous y reviendrons dans le Verdict Technique, mais nous pouvons déjà affirmer que ce réglage a une incidence sur la valeur spectrale du panneau Oled et donc sur sa température colorimétrique avec une image un peu plus typée cinéma, moins froide.

 

Enfin, l'autre avantage par rapport au BFI, et pas des moindres, c'est l'absence d'effets de scintillements avec une image qui gagne en précision, mais aussi en fluidité dans les mouvements, les travellings, etc. Cette fonction est donc surtout intéressante en SDR, puisque lorsqu'on désactive le pixel blanc, la luminosité plafonne à 450 nits. En revanche, cette valeur s’avère trop juste en HDR. Enfin, dernière précision, cette nouvelle fonction peut être combinée avec le True Motion (compensation de mouvement), mais aussi avec le BFI (en mode 50/60 Hz et non 100 Hz comme nous l’avions précisé dans notre actualité TV Oled LG 2019 : BFI 100 Hz, finalement indisponible cette année…) qui se nomme dorénavant Motion Oled.

 

 

Pour le reste, nous sommes toujours en présence d'une dalle Woled Ultra HD 10 bits et 120 hertz. Précisons toutefois que si l'an dernier notre spectroradiomètre avait bien relevé une synchronisation à 120 Hz, à notre grande surprise, cette année il relève une fréquence de 150 Hz (cf. mesure ci‑dessus). Est‑ce que cela à un rapport avec l'intégration du nouveau processeur ? Avec la nouvelle compensation de mouvement qui passe en mode Motion Oled cette année ? Nous allons nous renseigner, mais sachez que nous avons relevé les mêmes types de mesures sur des TV récents équipés d'un nouveau processeur puissant comme le X1 Ultimate de Sony ou le Quantum Processor 4K de Samsung.

 

Au final, entre l'ajout du processeur Alpha 9 Gen2, l'assistance par IA, l'amélioration des sous‑pixels, la possibilité de modifier ou même de désactiver le sous‑pixel blanc et ce nouveau taux fréquentiel, la différence entre le C8 et le C9 est au final assez importante avec une nette amélioration du post‑traitement vidéo, du piqué, de la qualité de l’image, de la colorimétrie, de la précision en mouvement et donc aussi de la fluidité.

 

Alpha 9 Gen2, késako ?

Pour revenir sur ce fameux processeur Alpha 9 Gen2, on retrouve évidemment tous les algorithmes présents en 2018 sur la première génération, mais améliorés de toute l'expérience et l'apprentissage engrangés durant l'année 2018 :

 

 

- Réducteur de bruit en quatre étapes : cette année, LG propose un nouveau filtre pour améliorer les dégradés et donc lisser les effets de postérisations avec plusieurs niveaux de réglages. Le même type de filtre proposé sur les TV Sony et Samsung donc, qui opère un Upsampling interne en 14 bits par couleur et les résultats sont bluffants. Nous conseillons toutefois de le laisser sur le réglage Bas, car il a tendance à lisser le piqué de l'image sur les niveaux élevés. Les D NR et Mpeg NR sont plus efficaces encore qu'en 2018 tout en préservant le piqué de l'image, mais en plus LG propose désormais un Upsampling 14 bits magnifique qui améliore la précision de l'image et réduit considérablement le bruit, la postérisation et la solarisation. Le gain en qualité d'image comparé à l'an dernier est sensible. C’est encore plus flagrant sur un signal TNT qui change drastiquement.

 

 

- Object Depth Enhancer : on retrouve un algorithme qui analyse les différents plans de l'image pour améliorer la précision et ainsi augmenter l'effet de profondeur et de relief avec une sorte de rendu 3D naturel très convaincant. Sur certains films d'animation, le résultat est parfois bluffant.


- Table de conversion des couleurs (3DLUT) Enhanced Dynamic Tone Mapping : LG a donc stabilisé cette fonction qui présentait quelques bugs de jeunesse l'an dernier (parfois les réglages étaient remis à zéro sans réelle explication, nous avions relevé ce souci lors de notre test du LG OLED55B8 que vous pouvez découvrir en cliquant sur la référence), mais qui s'avère particulièrement intéressante puisqu’un calibreur professionnel peut accéder à un 3DLUT sur 36 000 points de conversion au lieu de 5 000 sur les modèles 2017, avec une Balance des Blancs 42P (contre 22P hors calibrage Calman). L’accès à un paramétrage 42P offre des possibilités étendues pour améliorer la lisibilité dans le voisinage du noir (zones de pénombre). Il faut donc disposer du matériel adéquat car si la sonde utilisée n'est pas assez performante, précise, puissante et rapide, la fonction AutoCAL peut faire plus de dégâts qu'autre chose, sachant que la colorimétrie du mode Technicolor n'est tout de même pas si mal en sortie de carton.

 

- Mode(s) Technicolor : à l'instar des modes THX, les modes Technicolor sont des modes précalibrés pour ceux qui n'ont pas la possibilité de procéder à un calibrage de leur TV. Cette année, on trouve trois modes Expert en SDR (Normal, Jour et Nuit) et un mode Expert en HDR. Évidemment, si ces modes se rapprochent des standards pros, ils sont loin de la perfection. Heureusement, ils peuvent être améliorés par un calibreur professionnel. Un mode Expert Technicolor assure en théorie un Delta E proche de 3 en moyenne ce qui est logiquement suffisant pour que l'œil humain ne perçoive pas de dérive chromatique. Dans les faits, c'est plus compliqué. D'une part il s'agit d'une moyenne (si la plupart des paliers sont en dessous de 3, certains peuvent donc être au‑dessus de 3 avec pour conséquence une homogénéité imparfaite). D'autre part, les plus avertis d’entre nous ont une perception plus affinée des couleurs et préféreront calibrer leur TV plus finement.

 

 

 

- Advanced HDR by Technicolor (libellé Effet HDR dans le menu) : il s'agit d'une conversion SDR/HDR à la volée qui à l'avantage, là aussi, d'assurer une colorimétrie très proche des standards cinéma avec un Delta E moyen aux alentours de 3. On est toutefois ici en présence d’une sorte d'amélioration intelligente des contrastes dynamiques plutôt qu'un réel rendu HDR associé à une image largement plus dynamique et lumineuse. Bref, s’il ne s’agit pas de la meilleure conversion SDR/HDR que nous ayons pu voir, le résultat est tout de même remarquable pour ceux qui aiment les images dynamiques. Les plus exigeants s'en passeront, tout comme les amateurs de relief se passaient de conversion 2D/3D à la volée, privilégiant un rendu plus naturel.


- Perfect Color : cet algorithme permet d'Upsampler l'espace colorimétrique de n'importe quelle source en Wide Gamut (espace couleur étendu) en recalculant chaque coordonnée couleur et non en étirant les coordonnées comme le font la plupart des TV, ce qui abouti à des teintes plus riches tout en préservant leur naturel, et la carnation. En clair, en activant le mode Étendue dans le menu, le processeur vidéo va adapter un signal Rec.709, DCI‑P3 ou Rec.2020 au Wide Gamut du TV, ce qui permet d'exploiter l'intégralité de l'espace couleur natif proposé par la dalle Oled. C'est très efficace, mais attention cela dérègle le calibrage. Inutile, donc, de préciser que ceux qui recherchent des couleurs les plus naturelles possible n'utilisent jamais ce genre de procédé...


- TruMotion : la compensation de mouvement est très proche dans son paramétrage à celle proposée l'an dernier. Toutefois, pour une précision maximale des images en mouvement, il faut désactiver la nouvelle fonction Luminosité Maximale (active par défaut), au prix d’un assombrissement limité de l’image (peu notable en SDR, c’est une autre histoire en HDR…). D'autre part, comme déjà précisé, la synchronisation mesurée à 150 Hz par nos appareils montre qu'il y a bien des nouveautés qui influent directement sur la compensation de mouvement. Enfin, autre précision, les fréquences natives 50 im/s sont désormais bien gérées ce qui permet une bien meilleure fluidité avec la TNT par exemple. Au final, la compensation de mouvement est de qualité supérieure à celles des TV 2018.

 

 

Petite remarque au passage, le BFI 50/60 Hz (Black Frame Insertion) change d'appellation pour devenir Motion Oled. Évidemment, inutile de préciser que si on désactive à la fois le pixel blanc (mode Luminosité Maximale) et qu'on active le Motion Oled (cf. photo ci‑dessous), la précision est sensiblement meilleure, mais l'image affichée est dans ce cas bien trop sombre (elle chute de 25% après calibrage). Avec une rémanence très limitée et un temps de réponse mesuré à moins de 2 ms, les images en mouvement sont déjà très précises sans cette dernière option à nos yeux inutile.

 

 

Fonctions en vrac

Pour le reste, on retrouve tout ce qui a fait le succès des TV Oled signés LG jusqu'à présent avec, notamment, plusieurs modes couleur : Dynamique, Standard, Game, Cinema, Game, Technicolor, ISF jour et nuit. Évidemment, si une fonction 3DLUT est disponible, il reste toujours possible de calibrer son TV « comme avant » avec n’importe quelle sonde et logiciel. Pour cela on trouve toujours un Color Management System sur trois axes, une Balance des Blancs 22P et tous les réglages habituels de Luminosité, Contraste (cf. photo ci‑dessous), Teinte, Résolution, DNR, Niveau de Noir, etc. Toujours présente, la fonction anti‑burning qui permet d'effacer les traces de marquage est toujours aussi efficace. C'est là une grande différence avec la technologie Plasma.

 

 

En effet, si du marquage peut apparaître sur l'Oled, les outils proposés permettent d'effacer toutes traces en quelques minutes. Par contre, à savoir, après avoir lancé le nettoyage, l'image met parfois deux à trois jours avant pour retrouver sa précision maximale. De même, il s’agit de rester vigilant sur la nature des images affichées sur un TV Oled. Si ces derniers sont moins sujets aux marquages que les plasmas, regarder des heures durant des chaînes avec un logo fixe ou bien jouer longuement à un jeu vidéo avec des parties graphiques immobiles à l’écran (barre de vie, pictos, compteur…) n’est vraiment pas conseillé. On vous en parle en connaissance cause, notre laboratoire ayant « cramé » un Oled il y a quelques jours en ayant été négligent sur ce point. En revanche, si vous regardez essentiellement des films ou des séries, aucun problème à craindre.

 

Précision, LG conserve le fameux mode Game présenté en 2018 pour réduire l'Input Lag. Ce dernier est là aussi plus performant avec un Input Lag mesuré à 13,6 ms au lieu de 20 ms (déjà très rapide) l'an dernier. Nous sommes donc en face d'une dalle extrêmement véloce dans tous les secteurs, et ça se voit au niveau confort, fluidité et précision. Un véritable petit exploit ! Enfin, rappelons que cette année les TV LG sont compatibles VRR (Variable Refresh Rate de 40 Hz à 120 Hz) et ALLM pour largement améliorer l'expérience avec les jeux.

 

 

Smart TV ThinQ AI contrôlé par Magic Remote

Côté Smart TV, on retrouve la même interface que sur le C8, et ce n'est pas pour nous déplaire, bientôt enrichie de quelques petites nouveautés annoncées comme l'AirPlay 2 (mise à jour Firmware à venir). À bord donc, l’interface WebOS ThinQ AI et la Magic Remote de LG, véritable révolution dans la façon de contrôler son TV. Cette dernière est toujours aussi sympa et fun à utiliser avec son pointeur gyroscopique de plus en plus précis et son micro intégré pour des recherches et commandes vocales encore améliorées. Malin, la version WebOS ThinQ AI permet d'utiliser le micro de la zappette pour ajuster au mieux le son du téléviseur en fonction du bruit ambiant de la pièce. Le pointeur gyroscopique permet d'interagir avec les vidéos 360° directement sur l'écran du TV en se déplaçant dans l'image.

 

 

Cette télécommande est d'autant plus intéressante en 2019 avec la fonction ThinQ AI, une sorte de mariage entre l'algorithme WebOS de LG et l'intelligence artificielle de Google Assistant et de Amazon Alexa. Ces deux derniers assistants offrent un mode Conversationnel indisponible sur WebOS. En effet, il est dorénavant possible de discuter avec son TV, poser des questions, faire des recherches vocales, obtenir des conseils, des recommandations de contenus, etc. LG précise que ses TV ThinQ AI seront aussi rapidement capables de « contrôler » d'autres appareils ThinQ AI LG d'un foyer (climatiseur, réfrigérateur, machine à laver, domotique…), ou Amazon Alexa et Google Assistant (enceintes actives, barres de son…), toujours via ordres vocaux.

  

 

D'autre part, le Magic Remote propose toujours la touche Live Zoom pour agrandir une partie de l'image ou faire des captures, la fonction de télécommande universelle pour piloter d'autres appareils que la TV, ou encore le bouton Screen Remote pour afficher une télécommande virtuelle à l'écran. Les touches de couleur sont des raccourcis programmables.

 

 

À l’usage, on retrouve donc cette fabuleuse interface WebOS, toujours aussi fluide, réactive et ergonomique avec de nombreux raccourcis qui s'affichent en Pop‑Up en bas de l'image pour accéder en un clic à tous les appareils connectés au TV (cf. photo ci‑dessus), à la fonction PVR, au système de jaquettes Plex ou XPlay (version spécifique, et non officielle, de Plex), au navigateur internet, à un EPG complet, ou à des dizaines de services et applications en tout genre (VODAmazon, Netflix…), ou encore la possibilité de diffuser le contenu d’un smartphone ou d’une tablette sur le TV.

 

 

Côté lecteur multimédia du TV, là aussi tout est bien pensé et réactif. Les recherches et le lancement des films et musiques sont instantanés, tous les formats vidéo les plus courants sont lus en SDHD et UHD dont le MKVTSM2TSAVIDivX HD, WMV HD, Mpeg4AVC/H.264, x264, HEVC/H.265, AVC‑HDVC‑1VP9, VP8, XviD, entre autres. Quasiment toutes les vidéos sont lues sans encombre, sauf les Iso et les répertoires Blu‑Ray (BDMV).

 

Comme l'an dernier la lecture des vidéos 24p s’effectue en 60 im/s et la fréquence d'affichage bascule en 120 Hz, mais la conversion de cadence n’engendre aucune saccade, la lecture est parfaitement fluide. Le décodage vidéo est de très bonne qualité, d'autant plus que l'intégration du nouveau processeur a permis une nette amélioration du traitement vidéo et de l'Upscaling UHD comme déjà précisé.

 

  

Tous nos échantillons de test Ultra HD HDR10 et HDR Dolby Vision ont été acceptés sans problème. Les sous‑titres sont très bien gérés également, avec possibilité de synchronisation, modification de la taille de la police, couleur, position, etc. Là aussi, les formats les plus courants sont décodés, comme le .srt, .ssa, .smi, .ass (pas de .pgs). Les pistes audio DTS 5.1Dolby Digital 5.1, Dolby Atmos 7.1.4, AACMP3WMAFlac sont lues en stéréo ou bitstreamvia optique ou HDMI ARC. Bref, la gestion multimédia est très bonne, même si évidemment rien ne remplace un vrai lecteur multimédia comme le Zappiti One SE 4K HDR (cliquez sur la référence pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d’AVCesar.com) qui est actuellement l'une des références dans ce domaine.

 


  CONCURRENCE

La technologie Oled compte désormais de nombreux spécimens. Parmi les concurrents directs du LG OLED65C9, même si ces derniers sont légèrement plus chers, on peut évidemment citer le Sony KD‑65AG9 équipé de l'exceptionnel processeur X1 Ultimate et ses nombreux algorithmes capables de sublimer n'importe quelle image SD, HD ou UHD, SDR ou HDR. L’AG9 se démarque également par son interface Smart TV basée sur Android TV ou encore sa technologie novatrice Acoustic Surface Audio+ capable d'émettre le son directement à partir de la dalle du TV.

 

Autre concurrent de taille, le Panasonic TX‑65GZ1000 doté d'un processeur HCX Pro Intelligent Processor avec intelligence artificielle et une certification Hollywood Cinema eXperience avec des modes THX précalibrés par Stefan Sonnenfeld, coloriste professionnel œuvrant pour les plus grands studios hollywoodiens. Ce TV se démarque également par son système audio intégré Dolby Atmos avec quatre haut-parleurs, procédé 3D Effect virtuel et sortie Sub.

 

Lire le test technique 

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