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Le regard d'AVCesar

TV 8k : test du Samsung 75Q900R

Ce n'est pas une bonne résolution que nous propose avcesar.com en ce début d'année, mais une très grande résolution avec le test du TV Samsung 8k, disponible à la vente aux prix de 6999 euros. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que notre partenaire a été surpris (très agréablement) par le rendu de l'image, et même sans source 8K...



"En test aujourd'hui, un spécimen particulier puisqu'il s'agit, non seulement, du plus grand téléviseur que nous ayons testé jusqu'alors, mais aussi du premier TV 8K au monde, le Samsung 75Q900R. Pour faire court, hormis la taille, ce dernier est une version 8K du TV UHD Samsung E65Q9F 2018 testé au mois de mai dans nos colonnes. Pour cette occasion, Samsung intègre son tout nouveau processeur Quantum 8K, spécialement conçu pour l'affichage… 8K (forcément, avec une telle dénomination). En revanche, ce 75" conserve un rétroéclairage Full LED Local Dimming avec le même nombre de zones indépendantes que le 65Q900R, soit 480 (seul le 85" propose plus de zones). Reste à voir si les améliorations annoncées en termes de contraste, de pic lumineux et de gestion du rétroéclairage dynamique permettront d'offrir une expérience HDR supérieure à celle du QE65Q9R. Samsung annonce 4 000 nits, voilà qui serait un record si nos mesures le confirment. Reste aussi à vérifier si une telle définition est bien utile au regard de la qualité offerte de certains TV Ultra HD et de l’absence de contenus 8K natifs avant un moment (même si les plateformes de streaming sont volontaires sur le sujet avec 2021 en ligne de mire, cf. notre dossier TV 8K Samsung Q900R, le téléviseur du futur existe déjà).
Sans trop dévoiler nos impressions dès les premières lignes de ce banc d’essai, hyper‑complet comme d’habitude, il faut souligner que nous avons été particulièrement surpris de l'apport de la technologie 8K sur de nombreux critères comme le traitement vidéo ou la profondeur de champ. Et cela sur des sources Ultra HD, Full HD, HD, et même SD !
 
 
Présentation du Samsung 75Q900R


Sans surprise, le Samsung 75Q900R reprend le même design que le Q9F que nous avions testé il y a quelques mois avec une très bonne qualité d'assemblage et un design moderne, mais une sobriété inhabituelle avec un coffre 100% PVC gris anthracite (même si, évidemment, le châssis interne est en acier). Il faut dire qu'il s'agit d'un beau bébé déployant une largeur de 1,7 m de longueur, 96,5 cm de hauteur pour une profondeur de 3,6 cm : l'aluminium aurait donc vite alourdi le TV. Avec le matériau PVC, Samsung a réussi à maintenir un poids raisonnable de 41,1 kilos. L'épaisseur des bords reste discrète, tout comme les pieds très simples, de type bâton en aluminium noir.
À savoir, le TV propose deux positions pour les pieds : rapprochés si l’écran est posé sur un meuble TV étroit, à chaque extrémité pour une meilleure stabilité si l'utilisateur peut se le permettre. Évidemment, l'accroche murale est également possible. Dans ce dernier cas, les pieds se rangent astucieusement dans des niches prévues à cet effet au dos de l’écran (cf. photo ci‑dessous), ce qui évite de les remiser dans un endroit aussitôt oublié (qui n’a pas pesté sur le lieu de rangement du pied du TV lorsque le besoin s’en faisait sentir ?)
 
 
 
Si le téléviseur n'est pas trop lourd, c'est aussi parce que Samsung propose un gros boîtier One Connect avec toute la connectique et une bonne partie de l'électronique déportée, y compris l'alimentation du TV. Forcément, l’écran ne dispose d'aucune prise d'alimentation, seul un petit câble transparent ultrafin et très discret (1 mm d'épaisseur pour 5 m de long) relie le TV au One Connect pour faire transiter le signal audio et vidéo. Cette solution limite grandement le nombre de câbles visibles près du téléviseur, en plus de permettre des branchements et une installation plus apaisée. Précision, un câble de 15 m est disponible en option (en vente sur le site de Samsung).
 
Mode Ambiant pour un TV caméléon 


Autre atout remarquable des TV QLED 2018, le fameux mode Ambiant déjà évoqué à plusieurs reprises dans nos actualités. Pour rappel, ce dernier permet de fondre le TV avec votre décor intérieur à la condition que celui‑ci soit fixé au mur. Le principe est simple : à l'aide d'une application Android/iOS dédiée sur son smartphone ou sa tablette, et après avoir pris une photo de l’écran et de son proche environnement, le TV analyse le cliché et le reproduit à l'identique, motifs inclus, pour devenir une partie du décor. Ainsi, le téléviseur se fond littéralement dans le décor, à l'instar d'un trompe‑l'œil du plus bel effet (cf. photo ci‑dessous). C’est très spectaculaire et ça va plaire aux amateurs de décoration. Précisons toutefois que les bords du cadre sont moins fins que sur le reste de la gamme TV QLED. Sinon, Samsung propose divers motifs a afficher sur le TV (cf. seconde photo ci‑dessous).
 
 

Comme déjà mentionné, le TV profite d'une qualité de fabrication et d'assemblage exemplaire, éléments primordiaux pour une parfaite répartition de la lumière du système de rétroéclairage et réduire les risques de fuites ou de Clouding. On remarque également l’effort réalisé sur le filtre antireflet de la dalle LCD, probablement le plus efficace que nous avons pu tester à ce jour malgré la présence d'une dalle brillante.
 
 
Connectique complète et entièrement déportée


Comme à son habitude, Samsung propose une connectique très complète sur (l’énorme) le One Connect avec quatre entrées HDMI 2.0b toutes compatibles HDR10, HDR10+, HDR HLG, HDCP 2.2, 2 160p en 60 Hz, 4:4:4 et 12 bits dont une compatible ARC, VRR et MHL 3.0 (cf. photos ci‑dessous). Samsung avait annoncé le support eARC et, donc, du Dolby Atmos et du DTS:X via HDMI ARC, mais pour le moment ce n'est pas le cas. Pour être plus précis, avec le Firmware actuel, seuls les signaux Dolby Digital Plus et le PCM sont supportés. Le DTS n'est pas pris en charge via ARC alors qu'il l'est en lecture multimédia. D'autre part, cette année encore, Samsung fait l'impasse sur le HDR Dolby Vision. On peut donc continuer d'espérer un Firmware à la fois pour le eARC et le HDR Dolby Vision, mais rien n'est sûr…
  
Le reste de la connectique rassemble un port Ethernet Gigabit, deux ports USB 2.0, un port USB 3.0, une sortie optique, un port CI+, un double tuner DVB‑C/DVB‑T2/DVB‑S2 et, enfin, un port mini‑Jack Ext‑Link (pour connecter un déport IR, mais qui peut aussi servir aux calibreurs ISF). Enfin, un mot sur la télécommande au design fun et épurée avec son revêtement en aluminium brossé. Elle dispose de très peu de touches et donc peu de raccourcis. Nous regrettons que Samsung ne fournisse plus deux télécommandes comme c'était le cas jusqu’en 2016, une « complète » et une « simplifiée » afin que chacun fasse son choix.
 
 Car si cette télécommande s’avère très ergonomique en usage quotidien, pour procéder au réglage du TV, elle affiche vite ses limites. Cette procédure devient fastidieuse, à force de naviguer sans arrêt à travers les menus, surtout lorsque nous avons dû calibrer le TV. À quand une touche d'accès rapide aux réglages Image pour faciliter le calibrage !? Par contre, le contrôle vocal est très efficace (c’est même bluffant) pour les recherches et permet la prise en charge de nombreux ordres vocaux.
 
Système audio 4.2 performant avec Smart AI 


Si le système audio est similaire à celui des TV de la série Q9, il s’avère pourtant plus qualitatif. Sans doute faut‑il chercher une explication, en partie, du côté du châssis, plus volumineux, mais surtout du nouveau processeur Quantum 8K qui prend également en charge le traitement audio. Il faut préciser que Samsung a intégré le nouveau mode audio Smart optimisé par IA (Intelligence Artificielle). Celui‑ci analyse la scène sonore pour optimiser automatiquement, et en temps réel, le son du téléviseur en fonction des caractéristiques de l'image. Ainsi, des traitements DSP (ou apparentés) seront appliqués en fonction du type de contenu, mais aussi des scènes affichées à l’écran. Cela est particulièrement appréciable avec un film : les graves sont plus marqués pendant les scènes d'action, alors que les dialogues sont plus finement perceptibles durant les passages plus calmes.
 


 
De même, en présence d’un programme musical, la transparence sonore et la linéarité de la réponse en fréquence seront privilégiées. Ou encore, avec un match de foot, sans que les propos des commentateurs ne soient pénalisés, la scène sonore en arrière‑plan avec les chants des supporters est restituée avec plus d'effets surround, pour offrir une meilleure immersion.
 
Si ce système audio peut sembler assez classique, d'autant plus qu'aucun haut‑parleur n'est visible (ils sont tous orientés vers le bas), sous la dalle on découvre un équipement sonore finalement assez complet via une configuration 4.2 composée, donc, de six HP : deux frontaux, deux dédiés aux cannaux surround et deux boomers, le tout alimenté par six amplificateurs Class D de 10 W chacun. Au final, le rendu audio est surprenant avec une qualité d'écoute qui n'a rien à envier à de nombreuses barres sonores. Nous avons pu apprécier une large réponse en fréquence, très linéaire et très peu de distorsion. Nous avons aussi été particulièrement surpris par sa puissance et surtout la clarté et l'intelligibilité du rendu, notamment au niveau des dialogues et des moindres détails audibles ! Tout est là, du grave, un médium tonique, des aigus précis et un très bon équilibre tonal. Les boomers permettent également d'apporter de la percussion avec quelques graves intéressants.
 
 
Évidemment, tout est relatif et dépendant de l'exigence de chacun, mais cette qualité sonore embarquée est vraiment appréciable. Il est en plus possible de diffuser l'audio via Bluetooth vers une enceinte active, une barre sonore, un casque ou un amplificateur compatibles.
 
Processeur Quantum 8K Quad Core


En proposant la série TV Q900R, Samsung affiche clairement ses ambitions, faire progresser sa technologie. Pour cela, depuis le lancement de ses modèles QLED à base de filtres Quantum Dots, en 2017, spécifiquement développés pour repousser les limites des panneaux LCD LED et relever les défis imposés par la révolution Ultra HD, Samsung investit lourdement en recherches et développements. Ayant testé le spécimen Samsung QE65Q7 l’année dernière (cliquez pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d'AVCesar.com), nous avons pu constater que Samsung a réalisé de réels progrès en termes de performances et cela s'est clairement vu au niveau des mesures. Pas en termes d’espace colorimétrique avec, avant calibrage, une couverture à 100% du gamut DCI‑P3 et 80% du Rec.2020. Cependant, nous pouvons attester d’une progression remarquée au niveau du ratio contraste intra‑image, passé de 7 000:1 (pic lumineux de 1 200 nits sur le Q7), à 20 000:1 sur le Q9F (pic lumineux statique de 2 000 nits). Avec le Q900R, Samsung place la barre encore plus haut en annonçant un pic lumineux de 4 000 nits et un contraste encore amélioré.

Avant de vérifier les dires de la marque coréenne (cf. la section Verdict Technique de ce banc d’essai), sachez que notre protocole d'évaluation comptabilise 480 zones de contraste indépendantes, ce qui est suffisamment élevé pour offrir un contraste intra‑image très puissant tout en limitant considérablement les risques de Blooming. Sur le papier, si l’on retrouve les mêmes algorithmes très performants proposés sur le Q9F, la grande différence se situe au niveau du processeur avec l'intégration du chipset AI Quantum 8K, un spécimen Quad Core puissant capable d'améliorer l'image et le son. Bien, sûr, nous revenons longuement sur les qualités et performances de ce processeur dans la section Verdict Technique.
 
Pour le reste, cette nouvelle gamme TV QLED embarque également un nombre de technologies et fonctionnalités impressionnant ! En dehors de toute appréciation qualitative, une chose est sûre, difficile de faire plus complet. On retrouve donc, associée au système de rétroéclairage Full LED déjà mentionné, une dalle 10 bits et un taux de rafraîchissement 120 hertz. Et cette année, Samsung propose plusieurs petites nouveautés concernant la gestion du taux de rafraîchissement. D'une part, celui‑ci s'adapte à la fréquence de la source : entendez par‑là qu’avec une source 24p, l'affichage bascule en 120 Hz comme pour les modèles des années précédentes, soit un multiple de 24, alors que si la source est en 50 im/s, il bascule en 100 hertz. Nul besoin de traitement 2/2 Pull‑Down ici, voilà qui permet de conserver une parfaite fluidité et une meilleure précision dans les mouvements, notamment avec un signal TNT.
 
 

Pour finir la présentation, ce TV embarque une compensation de mouvement doté d'un indice de fluidité PQI 4000 et il prend en charge la technologie VRR (Variable Refresh Rate), soit G‑Sync et Freesync, qui permet de compenser les variations de fréquences d’affichage en temps réel avec les jeux (cf. photo ci‑dessus), pour éviter le phénomène de Tearing (déchirement d’écran). Il faudra tout de même bien faire attention à connecter la carte graphique ou la console directement au One Connect du TV, donc sans passer passer par un amplificateur si on veut que ce mode soit bien fonctionnel.
 
Possibilités de calibrage plus fin


Tout comme le Q9F, le Q900R propose un CMS plus complet que sur les modèles des années précédentes. Il faut dire que la nouvelle interface QLED était un peu décevante de ce côté‑là. Samsung a donc amélioré ses outils de calibrage avec une Balance des Blancs sur 20 points et, surtout, un CMS (Color Management System) sur trois axes avec la possibilité de calibrer les espaces couleur Rec.709, DCI‑P3 et Rec.2020.
 
 
Si ce CMS fonctionne bien mieux qu'avant, il est tout de même important de signaler un bug étrange (déjà expérimenté avec le QE65Q9F) qui n'a toujours pas été corrigé : si vous laissez la gestion de l'espace couleur sur Auto, ce dernier reste en DCI‑P3 en présence d'une source Rec.2020 comme un disque Ultra HD Blu‑Ray ce qui ne permet pas de profiter du rendu couleur optimum. Pour corriger le problème, nous vous conseillons donc de passer en mode Personnalisé lorsque vous lancez votre contenu en Rec.2020. Ensuite, vous pourrez forcer l'espace couleur en Rec.2020 et si vous le désirez repasser en mode Auto (cf. photo ci‑dessous). Les corrections resteront enregistrées. Évidemment, si vous faites un calibrage, il faudra rester en mode Personnalisé.
 
 
Le mode Natif, s’il n’est pas adapté à un calibrage, permet en revanche d'étendre les coordonnées couleurs en Wide Gamut. En effet, le Q900R est le premier écran Samsung à proposer un algorithme qui permet de remastériser les couleurs (à l'instar du procédé TriLuminos chez Sony). Son emploi est idéal avec tous les signaux Rec.709 pour approcher le rendu d’un 4K Ultra HD Blu‑Ray. Le nouveau processeur Quantum 8K réalise un travail très intéressant avec des couleurs plus naturelles, moins saturées, notamment au niveau des teintes de peau. Enfin, nous avons le choix entre SDR, HDR10 ou HDR HLG, sans oublier la fameuse fonction HDR+ qui permet d'optimiser l'affichage HDR10 ou de convertir tout contenu SDR en HDR à la volée avec un résultat remarquable, même s’il ne s’agit pas de la meilleure conversion HDR à la volée que nous avons pu tester. Pour le reste, nous retrouvons évidemment tous les réglages habituels (cf. photo ci‑dessous) : choix du mode Image (Dynamique, Standard, Naturel et Cinema), plus un mode Jeu pour réduire l'Input Lag, Rétroéclairage, Contraste, Luminosité, Couleur, Netteté, Gamma…
 
 
OS Tizen, cœur d'une des interfaces les plus complètes du marché


Quand on parle de TV Samsung, impossible de passer à côté des énormes possibilités offertes par la section Smart TV avec une interface Smart Hub hyper‑complète qui évolue toujours sous l'OS Tizen. Certes, les nouveaux téléviseurs Android TV offrent plus de possibilités, notamment au niveau des jeux, avec l’accès à Google Play et ses centaines d'applications, mais le Smart Hub à l'avantage d'être très stable et réactif et, surtout, développé sur mesure pour les TV Samsung avec une présentation plutôt fun et très simple d'utilisation, ainsi qu'un EPG numérique (cf. photo ci‑dessous) pour consulter les programmes de la TNT.
 
 
De plus, avec les nombreux partenariats signés par Samsung, dont certains exclusifs, on trouve également de très nombreuses applications, de non moins nombreux services de Catch‑Up TV ou VOD comme Netflix, Google Play, Amazon PrimeVideo, myCanal, Molotov ou TwitchTV, des jeux assez basiques, des interfaces de lecture multimédia comme Plex, DS Video ou encore des applications intéressantes comme TunIn, Deezer, SFR Sport, BeIn Sport, OCS, Spotify, Deezer, Steam Link… Bref, Tizen est probablement l'une des interfaces les plus complètes du marché, juste derrière l'OS Android TV (cf. photo ci‑dessous).


 
 
Alors, certes, point de Kodi ou VLC ici, présents sur les téléviseurs Android TV de chez Philips, TCL ou Sony. Toutefois, le lecteur multimédia du TV Samsung s’avère très complet et d'une stabilité étonnante. Il décode pratiquement tous les formats les plus courants dont les vidéos Ultra HD HDR10 et BT.2020, les codecs HEVC, AVC/H.264, VP9, MKV, M2TS, TS, FLV, Mov, MP4, Flac, APE, Alac, M4A, WMV HD, DivX Plus UHD, AIFF, AAC, DTS, Dolby Digital Plus, MPO, PNG, Jpeg, et toutes sortes de sous‑titres comme les ASS, SRT, Sub, SSA, SMI. Bref, Ultra HD, HDR10 ou 1 080p, ce lecteur a accepté tous nos échantillons de test vidéo et audio, en dehors des Iso et des fichiers DSD. C'est d'autant plus intéressant que ce lecteur propose en outre un excellent décodage vidéo grâce au puissant GPU Q Mastering Engine et la gestion bitstream des pistes audio Dolby Digital 5.1. Et pour ceux qui voudraient profiter d'un système de jaquettes pour afficher leur vidéothèque à l'écran, on trouve la célèbre application Plex. Le seul véritable regret, vient de l'absence étonnante de lecture bitstream du DTS. Celui‑ci est tout de même lu, mais décodé en LPCM 2.0.
 
Comme en 2017, on retrouve l’intégration d’un décodeur Canal+ complet directement au sein du téléviseur. Cela permet l’accès direct à tous les programmes du groupe Canal+, offre MyCanal (pour regarder les programmes sur plusieurs écrans simultanément, quatre en tout, dont une tablette, un ordinateur ou un smartphone avec deux TV au maximum) avec Canal+ à la demande et BeIn Sports compris. C’est géré très simplement, à travers une entrée dédiée dans les menus du TV (à l'instar de l'entrée Zappiti 4K HDR, cf. photo ci‑dessous). Il est aussi possible de s’abonner à Canal+ ou CanalSat directement depuis l’écran TV. Le tout contrôlé à partir de la télécommande du TV.
 
Mais l’une des nouveautés essentielles de ces modèles 2018, outre le mode Ambiant déjà mentionné, réside dans l'intégration de la fonction SmartThings. Cette dernière, via une interface dédiée, permet de piloter une multitude de produits connectés, du thermostat à la caméra de surveillance en passant par les volets roulants ou l'aspirateur robot. Samsung annonce que la fonction SmartThings est totalement ouverte à tous les protocoles du marché pour une compatibilité IoT (Internet of Things) quasi universelle. 


Concurrence


À l'heure de publier ce test, le Samsung 75Q900R ne rencontre aucun concurrent 8K, pour le moment. Certes, quelques excellents spécimens LED ou Oled Ultra HD peuvent rivaliser en termes de colorimétrie et de contraste, mais l'apport de la définition 8K et le travail opéré par le processeur Quantum 8K affiche une évolution qualitative évidente au niveau de la précision de l'image qui surpasse tout ce qui se fait actuellement. La différence la plus flagrante concerne la TNT, une pure merveille !
Il faudra donc attendre le CES 2019 qui se déroule à Las Vegas début janvier pour voir débarquer les premiers TV LED et Oled 8K de la concurrence. Car, c’est certain, la technologie 8K sera clairement l'attraction du plus grand salon de l'électronique au monde.

 

Lire le verdict technique

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