La santé connectée recherche sa distribution

La santé connectée recherche sa distribution

le 24 mai 2018
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Elle pèse 330 millions d’euros en 2017 et un tiers du CA des objets connectés. Elle, c’est la santé connectée que GFK vient d’étudier à travers son étude consommateurs La Référence des Equipements Connectés (REC). Prometteur, ce secteur souffre cependant d’un déficit d’image et de bénéfice perçu. Et pour soigner cette notoriété en berne, la distribution doit trouver le bon remède.

 
La santé et le bien-être connectés ne manquent pas de potentiel tant leur promesse est forte : nous maintenir en bonne santé le plus longtemps possible. Il faut cependant expliquer comment aux consommateurs et pour cela il faut y consacrer du temps, en conseils, mais aussi adapter des rayons qui soient plus « vendeurs » que ceux mis en place actuellement. Et enfin, si la santé connectée en particulier et l’IOT en général sont connus des plus jeunes, ils ne le sont pas des seniors, pourtant première cible de ces produits. C’est pourquoi l’étude et l’analyse détaillées ci-dessous par GFK a toute son importance. Et pose la question du circuit de distribution qui saura capter ce marché d’avenir… En effet, en 2017, l’Internet des Objets a généré près d’1,1 Milliards d’euros de Chiffre d’affaires, selon les données GfK, soit une croissance de +33% vs 2016.  La Santé Connectée - ensemble des produits médicaux connectés et produits de bien-être connectés - contribue à près d’1/3 à l’écosystème IoT, affichant un CA de 330 M€ en progression de +19%. L’institut GfK souligne que les Wearables constituent quasiment l’intégralité du marché Santé connectée. 


 

L’éducation des consommateurs, un remède essentiel pour doper le marché de la Santé Connectée

Selon les derniers résultats de l’étude, les objets médicaux et de bien-être connectés affichent des intentions d’achat relativement faibles : moins de 10 %, toutes catégories de produits confondues. La REC isole deux facteurs d’explication à ce phénomène.
Premier élément d’explication : une notoriété toujours limitée et qui ne gagne pas sur les populations plus âgées. Ainsi, 43% des 15-34 ans n’ont jamais entendu parler d’un tracker, et cette proportion s’élève à 53% parmi les + de 50 ans. De même, si 55% des 15-34 ans savent exactement ce qu’est un pèse-personne connecté, ce chiffre tombe à 34% pour les + de 50 ans.
 Deuxième facteur d’explication de la faiblesse d’intention d’achat pour les produits de Santé Connectée : le manque de bénéfice perçus. En effet, près d’1/3 des interrogés se montrent réticents à l’achat d’un équipement Santé Connectée, toutes catégories confondues. Clairement, le manque d’intérêt est comme le premier frein à l’achat.
 « Entre la faible notoriété des Marques et le déficit de bénéfices perçus par les consommateurs, ces éléments soulignent la nécessité de faire œuvre de pédagogie auprès des consommateurs, côté fabricants comme distributeurs » commente Cécile Chaniot, Consultante Telecoms chez GfK. C’est en sensibilisant les consommateurs, par des communications régulières sur la valeur ajoutée et les spécificités de ces produits de santé connectée, que les Marques parviendront à s’implanter durablement dans l’esprit du consommateur et à libérer des gisements de valeur pour le marché ». 

 

Le rayon connecté, un potentiel à transformer

Paradoxe intéressant : malgré ces points de faiblesse, le rayon Connecté attire globalement les faveurs des consommateurs. Ainsi, 69% des répondants estiment que ce rayon propose un large choix de produits et 53% d’entre eux le trouvent agréable à visiter. Les acteurs du marché, Fabricants et Distributeurs, doivent donc capitaliser sur ce potentiel d’attractivité afin d’accroître le trafic en rayon, seuls 29% des répondants déclarant avoir l’habitude de s’y rendre régulièrement. 

S’agissant des circuits envisagés pour l’achat de produits de santé connectée, les préférences diffèrent entre les équipements médicaux et le bien-être connecté. Citée par 23% des consommateurs potentiels, la Pharmacie apparaît comme le 1er circuit considéré pour l’achat de produits médicaux connectés. Les GSS tirent leur épingle du jeu avec 19% d’intentions de visite parmi les consommateurs potentiels de produits de bien-être connecté.

 


 
Les Assurances-Mutuelles, acteurs clés de la démocratisation du marché 

10% des plus de 65 ans affirment se renseigner sur le site de leur Assurance/Mutuelle à propos d’un équipement de bien-être connecté, et 12% pour les produits médicaux connectés. Les sites d’Assurance-Mutuelle intègrent ainsi le Top 3 des Sources d’Informations consultées par les Seniors sur les produits de Santé Connectée.
« Dans notre contexte de vieillissement démographique, les Assurances et Mutuelles peuvent agir comme un relais de démocratisation auprès des populations seniors, moins familières de ce type de produits, et en attente d’éléments de réassurance. » décryptent Matthieu Rigaud et Pierre-Alexandre Mulet, Consultants Petit-Electroménager chez GfK. 
A ce stade, les - de 34 ans sont les plus conscients des bénéfices à communiquer leurs données de santé à leur assurance via un équipement de Santé connectée. Ainsi, 31% d’entre eux déclarent qu’un suivi des données collectées via les objets connectés serait utile pour eux et leur santé. De même, 33% pensent que cela leur permettrait d’améliorer leurs performances sportives.
 

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