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French Days 2018 ou quand la promo rencontre l’impro

Annoncée en exclusivité le 18 avril dernier en double page de Paris Match, plus connu pour couvrir la famille royale que les soldes printanières, l’opération French Days a été lancée par 6 enseignes françaises : Boulanger, Cdiscount, Fnac Darty, La Redoute,  Rue du Commerce et Showroomprivé. C’est donc du 27 avril au 02 mai 2018 que va se dérouler, dans une précipitation et une improvisation so Frenchy, la première édition d’un futur Black Friday hexagonal. Et en attendant une seconde édition plus structurée, d'autres enseignes rejoignent également le mouvement.

par Philippe Michel 

 

Il manque Enrique Martinez sur la photo publiée par Paris Match en ce 18 avril 2018 mais Nathalie Baillat et Eric Courteille, co-présidents de la Redoute, Nathalie Mesny, PDG Rue du Commerce, Emmanuel Grenier, Pdg de CDiscount, Etienne Hurez, DG de Boulanger, et David Dayan et Thierry Petit, co-fondateurs de show-room privé, posent fièrement sous le titre flamboyant : "Les French Days ou l'offensive des champions de l'e-commerce français".

Cette photo démontre une union sacrée entre plusieurs concurrents mais qui s'unissent autour d'un événement commun. Des enseignes qui dans leur majorité sont spécialisées dans les biens techniques et l'habitat, ce qui justifie sans doute le nom de French days qui pourrait s'inspirer de la French tech, comme l'évoquait Emmanuel Grenier lors d'un entretien sur Europe 1. Mais qu'est-ce qui a justifié la création de cet événement ?

 

 

Pourquoi les French Days ?

En 2017, Bruno Le Maire évoque la nécessité de réduire la période des soldes mais aussi de réfléchir à un Black Friday à la française. Et c'est donc pour cela que les French Days ont été conçus, comme le souligne Boulanger dans un communiqué : "d'abord imaginé à la suite d’un appel du ministère de l’économie remarquant la pertinence de monter une action d’envergure nationale pour booster le pouvoir d’achat des Français, les 6 enseignes fondatrices, rejoint par de nombreuses depuis, ont présenté cette action comme l’opportunité de fêter la croissance du e-commerce en France et de rythmer la consommation dans une période habituellement creuse." Cette nécessaire évolution des soldes, que Neomag évoquait en janvier (Evolution des soldes : que veulent les commerçants ?) est donc la première raison.

L'autre raison est le succès du Black Friday en terme de ventes, une période qui dépasse désormais pour beaucoup d'enseignes le premier jour des soldes classiques. Alors ajouter des dates sur avril-mai n'est pas en soi une ineptie. 

Enfin, il semblerait que ces French Days soient également relayées dans les magasins. Le terme de e-commerce a beaucoup été mis en avant au début mais Boulanger a mentionné que les magasins bénéficieraient des promotions en cours. Cependant, plusieurs des vendeurs que nous avons contactés, et travaillant chez les enseignes signataires, n'étaient toujours pas au courant des French Days en début de semaine.

 

Une bonne idée qui demande à être davantage formalisée

Il faut dire que le délai entre l'annonce et le début des French Days, d'une semaine, est vraiment court. Et cela se voit sur les pages d'accueil des enseignes qui ne mettent pas en avant les French Days mais des opérations de promos classiques.  Ou l'utilisation d'un logo (avec un coq) seulement par quelques uns. Bref, la première édition des French Days semble davantage avoir été dictée sous l'effet de la réaction plutôt que de la réflexion.

 

Ceci étant dit, d'autres enseignes officiant dans d'autres secteurs comme le textile, les jouets, les voyages etc... ont indiqué vouloir participer à l'opération. Du côté des enseignes du commerce indépendant, comme Ex & Co, on annonce préparer une offre French Days. Et même du côté des magasins, comme le montre ce post Facebook du Pulsat de Beuzeville, on rejoint le mouvement.

 

Alors en 2019, toutes les enseignes en France rejoindront-elles les French Days ? Nous pensons qu'une seconde édition aura lieu, sous une forme ou des dates peut-être différentes, mais l'idée devrait suivre son cours. Et peut-être même accueillir un absent de taille : Amazon, qui a choisi le silence plutôt que le buzz....

 

 

 

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