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Le regard d'AVCesar

Test du smartphone Honor 8

La marque Honor est historiquement une gamme du catalogue Huawei. En Chine, elle s’appelle Glory. Et c’est en arrivant en occident qu’elle a été rebaptisée. Puis, en 2014, face au succès grandissant de la start‑up Xiaomi, Huawei a pris la décision d’externaliser la gamme Honor pour en faire une vraie marque. Si leur direction marketing est différente, leur stratégie est intimement liée, sans parler de leurs processus industriels et de leur R&D qui sont joints. Il y a donc une certaine logique à retrouver un peu de Huawei dans les terminaux de Honor : l’interface, le chipset et même certains canaux de distribution, comme la boutique en ligne vMall qui appartient au groupe.

 

399 euros en PPI

 

Honor 8 frère siamois de l'Ascend P9 ?

Les terminaux Premium de Honor sont donc des versions économiques, mais pas forcément allégées, des terminaux haut de gamme de Huawei. Cette proximité se retrouve entre le Honor 6 et l’Ascend P7, entre le Honor 7 et le P8, ainsi qu’entre l’Honor 8 et le P9. Et pendant que la famille P, la plus emblématique de Huawei, monte progressivement en gamme, la famille Honor, la suit, sans jamais oser la rattraper. Jusqu’à cette année. Car techniquement, le Honor 8 est pratiquement égal au P9, avec quelques nuances très subtiles au niveau de l’écran, du chipset et de l’appareil photo.

 

La fiche technique du P9 comprend donc un écran LTPS (LCD) Full HD 5,2 pouces. La résolution de l’écran est de 423 pixels par pouces, soit dans la bonne moyenne des segments Premium. L’écran est couvert d’une plaque de verre minéral 2,5D (ce qui se traduit par un écran légèrement surélevé, comme sur les trois dernières générations d’iPhone). Les propriétés de cette dalle LTPS sont globalement bonnes. Sous l’écran se cache un processeur Kirin 950 développé par la filiale dédiée de Huawei, HiSilicon. Ce composant intègre quatre cœurs Cortex‑A72 très performants, cadencés à 2,3 GHz, et quatre cœurs Cortex‑A53 plus économes en énergie et cadencés à 1,8 GHz. La partie graphique est prise en charge par un processeur ARM Mali‑T880 MP4.

La mémoire vive est de 4 Go. L’espace de stockage de 32 Go, avec une extension possible grâce à un port micro‑SDXC jusqu’à 256 Go (attention, le port micro‑SDXC est situé sur le second port microSim). Le smartphone est compatible LTE catégorie 6 (jusqu’à 300 Mb/s en téléchargement), Wi‑Fi ac Dual Band (2,4/5 GHz), Bluetooth 4.2, GPS (avec prise en charge Glonass) et NFC. Sa batterie offre une capacité de 3 000 mAh et est compatible avec une technologie charge rapide appelée Smart Power (47% de charge en 30 minutes). Elle est inamovible et se recharge par un port USB type C. Le chipset audio est nativement compatible DTS. Et un lecteur d’empreinte digitale est accessible au dos du mobile.

 

Double capteur photo

Enfin, comme le P9, le Honor 8 intègre un double capteur photo à l’arrière. Mais celui‑ci n’est pas certifié Leica. Chaque capteur offre une définition 12 Mpxls et est accompagné d’un objectif 35 mm ouvrant à f/2,2. Un flash LED « true‑tone » et un autofocus laser épaulent l’ensemble. À l’avant, la webcam affiche 8 Mpxls. Android Marshmallow, caché derrière l’interface de Huawei (Emui, ici en version 4.1) anime le tout.

 

L’ensemble de ces composants est rangé dans une coque réalisée de verre et de métal. La façade arrière est faite du même matériau qui protège l’écran. Les tranches sont cerclées d’aluminium et sont plus rondes que celles de l’Honor 7. Le Honor 8 ressemble ainsi à un grand Xperia Z de Sony. Le lien de parenté avec le Honor 7 est toutefois évident, notamment de face : le positionnement des éléments techniques (écouteur, webcam et capteurs environnementaux) et graphiques (logo de la marque) est identique. Sans parler des dimensions : 0,5 mm de différence en hauteur ; 0,1 mm de différence en largeur et 0,5 mm de différence en épaisseur. L’aluminium étant plus léger que le verre, le Honor 8 est plus lourd de 11 grammes.

 

 Concurrence


Cette proximité technique et esthétique fait du Honor 8 l’un des principaux concurrents du P9. D’autant que ce dernier, même s’il est légèrement plus puissant et légèrement plus qualitatif, propose théoriquement la même expérience pour un prix beaucoup plus élevé. Comptez 399 € pour le Honor 8 et 549 € pour le P9. Même si le P9 est l’un des meilleurs smartphones jamais développés par Huawei, son rapport qualité‑prix est bien en dessous (sans parler de toutes les considérations esthétiques, puisque certains préfèrent le verre, d’autres le métal). Face à ce constat, il est difficile de ne pas se demander si le Honor 8 ne fait pas un peu d’ombre à son cousin...

 

Le Honor 8 est également un concurrent pour tous les experts chinois du rapport qualité‑prix qui allient performances, prestations et châssis Premium. Nous parlons notamment de Meizu, avec le Pro 6, par exemple, mais également de OnePlus dont le troisième modèle est une excellente affaire. Honor n’est en outre pas la seule marque alternative de grands noms de la téléphonie chinoise. Celle de Lenovo s’appelle Zuk. Elle est partiellement vendue en France. Et son dernier modèle, le Z2 s’avère une très bonne affaire également pour quelqu’un qui cherche un mobile performant au format phablette. Tous ces produits sont en vente sous la barre des 400 euros. Un positionnement que les marques un peu plus traditionnelles, comme Samsung, HTC, Sony ou LG, ne peuvent pas tout à fait atteindre.

 

Lire le verdict technique sur AVCesar.com

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