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Le regard d'AVCesar

Test du TV Samsung UE55KS9000 : 5 étoiles pour un téléviseur élégant

Une note maximale et le qualificatif d’élégant, voici ce qui ressort du test effectué par notre partenaire AVcesar.com sur le TV Samsung UE55KS9000. Cet appareil, qui est l’un des modèles phare de la gamme SUHD 2016 du géant coréen, a aussi bien d’autres arguments en sa faveur. Découvrez ces derniers en lisant les résultats détaillés de ce test…

 

En dehors de la série KS9800 annoncée seulement en 88’’, mais toujours pas commercialisé à ce jour, le Samsung UE55KS9000 en test aujourd'hui représente l’un des modèles phare de la gamme SUHD 2016 du géant coréen (à savoir, il existe aussi en 65’’, 165 cm et 78’’, 198 cm).

Bourré de fonctionnalités, ce téléviseur Ultra HD est doté d'un rétroéclairage LED Edge et embarque une dalle 10 bits par couleur et des nano‑cristaux Quantum Dots qui firent tant parler au salon IFA de Berlin début septembre. La firme coréenne a en effet déclaré, pour ses futurs téléviseurs, abandonner le développement de spécimens Oled pour investir massivement sur la technologie Quantum Dots (cf. notre actualité IFA 16 > Samsung dit non aux TV Oled, oui à la technologie Quantum Dots) utilisée dans les TV SUHD depuis l’an dernier. Avec l’UE55KS9000, cette dernière se présente sous la forme d'un filtre à base de nano‑cristaux associé à des diodes au phosphore pour booster la luminosité et l'espace colorimétrique (Wide Color Gamut). Comme tous les spécimens S‑UHD de de la gamme 2016 de Samsung, l’UE55KS9000 est évidemment certifié Ultra HD Premium, gage d'une parfaite compatibilité avec le nouveau support Ultra HD Blu‑Ray. Ce label nous assure également un pic lumineux supérieur à 1 000 nits, pour un noir inférieur à 0,05 cd/m² et un gamut DCI couvert à 90% minimum. Un modèle très alléchant sur le papier, donc. Reste néanmoins à vérifier si les promesses sont tenues ? Les ingénieurs Samsung ont‑ils réussis à offrir un rendu HDR de qualité avec un système de rétroéclairage LED Edge ? Les 2 490 € demandés sont‑ils justifiés ? Les réponses dans ce banc d’essai complet après avoir testé, mesuré et surtout visionné le Samsung UE55KS9000 durant plusieurs semaines.

 

 

Le Samsung UE55KS9000, un téléviseur élégant !

Si les caractéristiques techniques de sa dalle sont très prometteuses, le Samsung UE55KS9000 impressionne également par son élégance et son design moderne ultra‑slim empreint d’une classe folle. Autant l’avouer tout de suite, nous avons été surpris de la finesse de ce téléviseur avec une épaisseur d'à peine 8 mm et ce, dès sa présentation au salon CES de Las Vegas en janvier, même en considérant la technologie LED Edge du système de rétroéclairage embarquée. Évidemment, le coffre s'épaissit un peu au centre pour assurer une bonne ventilation de l'électronique, mais l'apparence du TV est bluffante. De plus, Samsung a utilisé un revêtement de type Moth‑Eye (un revêtement qui ressemble à la surface de l'œil d’une mite). Non seulement ce filtre, appelé Ultra Black par Samsung, d'une efficacité redoutable permet de réduire considérablement les reflets voire de les éliminer totalement dans une pièce sombre, mais il renforce aussi la dynamique et le contraste de l'image. Il n'est pas aussi puissant que l'ancien filtre Moth Eye appliqué sur les TV Philips, mais il s'en rapproche beaucoup. D'ailleurs, comme pour les écrans Philips, il rend la dalle très difficile à nettoyer (un conseil, évitez les produits et préférez les chiffons à microfibres doux et secs). Point remarquable, le design sans bord apparent donne également un effet extraordinaire avec l'impression de regarder une image suspendue dans les airs. De même, le coffre de la dalle est constitué d'un assemblage de PVC et d'aluminium brossé du plus bel effet.

 

 

 

Le tout repose sur un pied en métal plein chromé, en forme de Y, pas vraiment des plus stables. La qualité de fabrication d'ensemble est de très bonne facture avec un assemblage plus soigné que sur les séries 7000 et 8000. La différence se constate surtout au niveau de la jointure entre la dalle et le coffre qui semblent bien mieux plaqués ensemble et sans flottement. D'ailleurs, cela se ressent nettement au niveau de l'homogénéité de l'image qui n'affiche quasiment aucune trace de Clouding ou DSE, contrairement aux spécimens de série inférieure (KS7000/KS7500) que nous avons pu manipuler, touchés par le Clouding et qui affichaient des fuites de lumières dans les angles. Nous le verrons plus bas, mais cette qualité d'assemblage contribue aussi à offrir un bien meilleur taux de contraste sur la série KS9000 comparé au reste de la gamme 2016.

Enfin, n'oublions pas un élément important, le Mini One Connect. En effet, Samsung continue de proposer ses fameux boîtiers déportés qui peuvent être remplacés en cas de besoin (si par exemple la connectique venait à évoluer, ou pour offrir au TV de nouvelles fonctionnalités). Cependant, ces derniers n'embarquent pas tous les processeurs, uniquement le double tuner et le chipset HDMI. Le CPU (processeur central) et le GPU (processeur d’image) sont intégrés dans la dalle. Ce Mini One Connect embarque donc les quatre entrées HDMI 2.0a, toutes compatibles HDCP 2.2, HDR10, BT.2020, et 2 160p jusqu’à 60 im/s, dont une entrée compatible ARC, une autre compatible DVI et un troisième compatible MHL 3.0. La connectique rassemble également une sortie optique, deux ports USB 2.0, et un port USB 3.0. Le reste est disponible sur le coffre du TV : un port Ethernet, un port CI+, un connecteur pour adaptateur YUV/RCA stéréo, mais pas de sortie casque. En clair, pour utiliser un casque, on est obligé de passer par la liaison Bluetooth SoundShare et donc d’utiliser un casque Samsung. Précision, on trouve également une sortie Ext.Link pour contrôler un décodeur TV avec la télécommande du TV via un déport IR (une possibilité intéressante pour les décodeurs non compatibles CEC). Enfin, l’UE55KS9000 propose également les fonctions Wi‑Fi Direct, HBBTV, PIP, PAP et PAT, sans oublier SmartView 2.0, pour profiter à l’écran du contenu d’un périphérique mobile ou d’un ordinateur. De même, le Time Shifting et le DVR avec la possibilité d'enregistrer deux programmes en même temps grâce à son double tuner DVB‑C/DVB‑T2 et DVB‑S2, sont au programme.

Des fonctions et réglages en pagaille, mais une utilisation simplifiée !

 

D'un point de vue technique, le KS9000 est doté du procédé Supreme UHD Dimming (software) qui analyse l'image sur plusieurs centaines de zones pour améliorer le contraste dynamique. On trouve également un Local Dimming (hardware), mais avec un rétroéclairage LED Edge constitué d’une unique barre de diodes positionnée en bas de l'écran, le contrôle indépendant de zones de contraste est assez limité. Sinon, comme déjà évoqué, ce téléviseur est certifié Ultra HD Premium, donc compatible HDR10.

Une technologie appelée Peak Illuminator Pro permet de booster le pic lumineux sur une petite zone de l'écran. Plus cette zone lumineuse sera petite, plus la luminosité sera élevée. Par exemple, une explosion qui couvre 10% de l'écran sera bien plus lumineuse qu'une explosion présente sur 50% de la surface de la dalle. Lors de nos mesures, nous avons relevé un pic à 1 600 nits avec une mire HDR blanche de 2% et 1 550 nits avec une mire à 10%. Ensuite ça chute plus rapidement : une mire HDR qui occupe 25% de l'écran atteint 900 nits et 550 nits de 50% à 100% de la surface de l'écran (ça ne bouge à partir de 50% et plus).

D'autre part, tout récemment, le dernier Firmware a rajouté une fonction appelée HDR+. Ce mode permet de convertir tout contenu SDR en HDR, mais il peut aussi être activé en présence d'un contenu HDR10. En toute franchise, pour avoir mené de multiples essais, avec un disque Ultra HD Blu‑Ray le mode HDR+ n'apporte pas beaucoup plus que le mode Cinema, une fois celui‑ci justement calibré. La fonction HDR+ est donc surtout intéressante pour convertir des contenus SDR en HDR. Et là, le rendu est assez mitigé. Elle peut donner de très bons résultats avec certains contenus, notamment les films d’animations. Elle apporte un gain en dynamique et un meilleur contraste perçu c'est indéniable, mais elle engendre aussi des aplats de couleurs, une image qui manque de naturel, avec une apparence numérique, un effet caméscope prononcé et une texture lissée.

Du côté de la fluidité des images, l’UE55KS9000 dispose d'une fréquence d'affichage native 100 Hz, associé à une compensation de mouvement Auto Motion Pus avec un indice de fluidité PQI2400. Cette année, on trouve deux réglages, Auto ou Personnalisé. Sur Personnalisé, on peut régler le niveau de fluidité, et le filtre anti‑flou (De‑Blur). Plus on pousse les réglages, plus c'est fluide mais typé caméscope, plus on baisse, plus c'est précis et naturel dans les mouvements mais moins ce sera fluide dans les travellings ou avec de gros objets en mouvement. À chacun de trouver le réglage qui convient selon ses goûts. On trouve également un mode Clear LED : un écran noir est inséré entre chaque image pour améliorer la précision dans les mouvements, mais cela accentue aussi le scintillement et engendre une chute de luminosité assez conséquente.

Cette année, la plupart des réglages ont été simplifiés. On remarque seulement quatre modes Image : Dynamique, Standard, Naturel et Cinéma. Pour notre part, nous ne retiendrons que deux d’entre eux, les autres apparaissant trop saturés ou surexposés, il s'agit des modes Standard (une colorimétrie plus neutre, une image plus adaptée aux chaînes TV) et le mode Cinema (plus équilibrée, meilleure colorimétrie, plus adaptée aux films). On trouve tout de même trois modes secondaires, compatibles avec les quatre modes Image, il s'agit des modes Jeux, Sport et HDR+. Le mode Jeu permet de réduire l'Input Lag à 22 ms pour une meilleure expérience vidéoludique, mais désactive totalement l'Auto Motion Plus. Le mode Sport, poussé à l'extrême dans les couleurs et la luminosité, n'est pas franchement utile. Et le mode HDR+, déjà évoqué.

En dehors de cela, on retrouve les réglages habituels du rétroéclairage : contraste, luminosité, balance des blancs 2P ou 10P, espace colorimétrique Natif, Auto ou Personnalisé, ce dernier donnant accès à un CMS ‑Color Management System‑ sur trois axes pour calibrer les couleurs primaires et secondaires, que ce soit en Rec.709 ou Rec.2020. Toujours présent, le filtre Ultra Clean View pour corriger les artefacts de compression Mpeg sans réduire le bruit numérique. À savoir, ce filtre donne de très bons résultats avec les chaînes TV SD ou HD, en gommant les traces de compressions sans flouter l'image comme le ferait un DNR classique. C'est d’ailleurs grâce à cet algorithme et à l'excellent Upscaling Ultra HD du processeur SUHD Re‑Mastering Engine, que les TV Samsung proposent l'une des plus belles images du marché avec les signaux TNT. Rappelons également que tous les spécimens incurvés sont équipés de l'algorithme Auto Depth Enhancer, qui analyse jusqu'à cinq niveaux de profondeur de l'image pour accentuer la précision des arrières‑plans. Cela confère à l'image un puissant relief qui se rapproche étonnamment d'une sorte de rendu 3D sans lunettes, pas aussi prononcé qu'une vraie image autostéréoscopique, mais plus naturelle et très agréable.

La section audio de l’UE55KS9000 n'a rien d'exceptionnelle, il faut bien l'avouer. Cette année nous avons pu découvrir des modèles concurrents équipés d'excellents systèmes audio embarqués. Cela dit, on trouve tout de même deux haut‑parleurs de 20 watts chacun et un caisson de basses, de 20 watts également. Mais surtout, les TV Samsung proposent de nombreux réglages audio très utiles, comme le transcodage DTS‑Neo à la volée, la compatibilité DTS en multimédia et en entrée HDMI, la fonction Multiroom Link ou SoundShare pour diffuser l'audio sans‑fil (Bluetooth) sur un autre appareil audio Samsung (enceintes, casque, ampli, etc.).

 

 Le KS9000, un des Smart TV les plus complets du marché !

Quand on parle de TV Samsung, impossible de passer à côté des énormes possibilités offertes par la section Smart TV avec une interface Smart Hub hyper‑complète qui évolue sous l'OS Tizen. Certes, les nouveaux téléviseurs Android TV offrent plus de possibilités, notamment au niveau des jeux et la possibilité d'accéder à Google Play et ses centaines d'applications. Cela dit, le Smart Hub à l'avantage d'être très stable (ce qui n'est pas le point fort d'Android TV), amusant à utiliser et réactif. De plus, avec les nombreux partenariats signés par Samsung, on trouve également des centaines d'applications : VOD, Catch‑Up TV (TV de rattrapage), jeux, logiciels de lecture multimédia comme Plex, DS Video, et tant d'autres possibilités. Le CPU n'est peut‑être qu'un modèle Quad Core, mais il est tout de même puissant. C'est probablement l'une des interfaces les plus réactives du marché.

 

 

Certes, pas de Kodi ou VLC ici comme sur les Smart TV Android de chez Philips, TCL ou Sony, mais le lecteur multimédia de Samsung s’avère tout de même très complet. Il décode pratiquement les formats les plus courants dont le HEVC, AVC/H.264, VP9, MKV, M2TS, TS, FLV, Mov, MP4, Flac, APE, Alac, M4A, WMV HD, DivX Plus UHD, AIFF, AAC, DTS, Dolby Digital Plus, MPO, PNG, Jpeg, et toutes sortes de sous‑titres comme le ASS, SRT, Sub, SSA, SMI. Bref, en Ultra HD, HDR10 ou 1 080p, ce lecteur a lu tous nos échantillons de test vidéo et audio, en dehors des Iso, et des fichiers DSD. C'est d'autant plus intéressant que ce lecteur propose un excellent décodage, le bitstream des pistes audio DTS et Dolby Digital 5.1, et gère même les vidéos Ultra HD en HEVC, BT.2020 et HDR10. Et pour ceux qui voudraient profiter d'un système de jaquettes pour afficher toute leur vidéothèque à l'écran, on trouve l'application Plex.

 

Autre nouveauté de la gamme TV Samsung 2016, l’intégration directement au sein du téléviseur d’un décodeur Canal+ complet offrant l’accès direct à tous les programmes du groupe Canal+, offre MyCanal (pour regarder les programmes sur plusieurs écrans simultanément, quatre en tout, dont une tablette, un ordinateur ou un smartphone avec deux TV au maximum) avec Canal+ à la demande et BeIn Sports comprises. C’est géré très simplement, à travers une entrée dédiée dans les menus du TV. Il est aussi possible de s’abonner à Canal+ ou CanalSat directement depuis l’écran TV. Le tout contrôlé à partir de la télécommande du TV.

Enfin, finissons cette présentation par les accessoires du TV qui regroupent deux télécommandes, un modèle simple et un autre Smart Control très épuré, mais doté d'un micro pour faire des recherches vocales. Évidemment, pas de lunettes 3D puisque l’UE55KS9000 n'est pas compatible 3D comme tous les autres modèles de la gamme 2016 Samsung. Pour le reste, on trouve des adaptateurs pour les entrées YUV et RCA, un manuel et le boîtier Mini One Connect avec son câble, déjà mentionné.

Lire la suite et le verdict technique sur Avcesar.com…

 

 

 

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