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Le regard d'AVCesar

Multiroom : que vaut la Play:5 de Sonos ?

Sonos est la marque spécialiste du multiroom. Et nombre de nos lecteurs la référencent et la conseillent à leurs clients. Notre partenaire AVCesar a  testé la nouvelle version de la Play:5, produit emblématique du leader du marché du multiroom. Autant dire qu'en terme de qualité globale, celle-ci a réussi le test puisque notre confrère lui a attribué 5 étoiles. Mais pour ceux qui veulent en savoir davantage, afin de bien argumenter face au plus curieux des clients, Neomag vous propose de découvrir les résultats de ce test...

 

 

 

Pionnier et leader du marché multiroom, Sonos présentait il y a quelques mois la « nouvelle » Play:5. Une enceinte multiroom s’intégrant parfaitement à l’écosystème de la marque, polyvalente et redoutablement efficace. Elle vient prendre le relais de la célèbre mais désormais ancienne Play:5, vieille de plus de six ans. Comme de tradition, Sonos reste assez discret sur les spécifications de sa dernière‑née. Impossible, entre autres, de connaître la puissance de ses amplificateurs internes, sa réponse en fréquence ou encore d’autres paramètres tels que sa consommation. Tout ce que le constructeur consent à communiquer concerne son architecture globale. Nous avons toutefois procédé à quelques mesures pour en savoir plus sur ses réelles capacités (cf notre verdict technique...)

Par Gwendal lars

La nouvelle Sonos Play:5 s’articule donc autour de six haut‑parleurs, trois tweeters et trois médium‑boomers, et chacun d’eux est piloté par un amplificateur numérique qui lui est propre. Six amplificateurs Class « D » sont donc mis à contribution pour animer la Play:5. On peut d’ailleurs s’interroger sur ce choix. En effet, comme cette enceinte peut assurer directement une restitution stéréophonique, il aurait été logique de trouver soit quatre haut‑parleurs, un tweeter et un médium‑boomer par canal, soit éventuellement dans le cas de six haut‑parleurs un tweeter, un médium et un boomer par canal. Cependant, le choix de Sonos se justifie dans le sens où il offre la possibilité de gérer indépendamment chaque haut‑parleur. Cette possibilité est mise à profit pour offrir à la Play:5 une restitution stéréophonique très élargie lorsqu’elle est utilisée seule. Pour cela, un DSP, au sujet duquel la marque reste également très discrète, a pour fonction d’appliquer au signal un traitement destiné à leurrer nos oreilles. Ainsi, en jouant sur la phase des différents signaux, et probablement aussi sur un léger retard, les sons des canaux droite et gauche semblent provenir d’enceintes virtuelles. De plus, pour « aider » le DSP dans ces traitements, les tweeters les plus latéraux sont orientés de manière très particulière. Alignés sur la partie haute de l’enceinte, si le tweeter central adopte une orientation conventionnelle « dans l’axe », ces autres tweeters sont très fortement orientés vers la gauche et vers la droite. Ils sont même encastrés dans la façade de la Play:5 et sa découpe particulière fait office de guide d’onde. Les trois médiums‑boomers, pour leur part, sont simplement côte à côte. Un choix logique puisque la longueur d’onde des fréquences qu’ils ont pour mission de restituer est très supérieure à la distance qui les sépare et ne justifie donc pas d’orientation spécifique. Néanmoins ces différents éléments de la Play:5 se comportent comme si trois enceintes, orientées vers la gauche, le centre et la droite, étaient regroupées au sein d’un même coffret. Une structure apte à ouvrir l’espace stéréophonique et qui vient ici assister le DSP dans sa mission de « spatialisation du son ».

Reste que, Sonos a également prévu de pouvoir jumeler deux Play:5 pour bénéficier d’une véritable écoute stéréophonique. Dans ce cas, les traitements du DSP deviennent inutiles, voire gênants. Pour les supprimer, Sonos a doté son enceinte d’un accéléromètre identique à celui qui équipe nos smartphones pour faire pivoter l’affichage de leur écran. Il vient inhiber les traitements du signal dès que l’enceinte est placée verticalement. Ainsi, lors de l’utilisation de deux Play:5 couplées en stéréo, Sonos conseille de les orienter verticalement. Par la même occasion, cette orientation verticale leur offre une meilleure directivité dans le plan horizontal tout en optimisant leur diffusion verticale. En effet, dans ce cas, les tweeters latéraux se trouvent rayonner vers le sol et le plafond. Chaque enceinte joue ainsi son rôle de « source ponctuelle » sans aucun autre artifice. Bien entendu, comme de tradition chez Sonos, ces différents modes de fonctionnement se paramètrent depuis l’application à télécharger gratuitement soit sur l’App Store, pour les équipements tournant sous iOS, soit sur le Google Play Store pour ceux équipés d’Android.

Par ailleurs, pour optimiser le rendu acoustique de l’ensemble de ses produits, Sonos présente une nouvelle application. Baptisée TruePlay elle a pour fonction de calibrer la réponse en fréquence de l’équipement en fonction de l’acoustique de la pièce et de sa localisation par rapport aux murs, entre autres. En effet, chacun a pu constater qu’un positionnement en angle de pièce pouvait amplifier le grave de manière exagérée et que, inversement, un placement sur une table au milieu d’un salon n’était pas toujours le plus favorable pour disposer d’un grave ample. Son principe est donc de réaliser une mesure du rendu sonore au niveau du point d’écoute, voire de plusieurs emplacements. Cette mesure se fait depuis un iPhone ou un iPad. Après analyse de la réponse acoustique globale de la pièce, des paramètres de correction sont déterminés puis transmis à l’enceinte qui les applique au traitement du signal qu’effectue le DSP. Actuellement cette application n’est disponible que sous iOS. Sonos explique cette limitation par le fait que, pour que le système soit efficace, il faut connaître très précisément les caractéristiques du micro qui équipe le smartphone. Or si le nombre de modèles d’iPhones et d'iPad disponibles reste limité, ce n’est pas le cas sous Android. Difficile pour Sonos, dans de telles conditions, de répertorier les caractéristiques des micros de l’ensemble des smartphones Android. Les imperfections de réponse en fréquence de certains de leurs micros pouvant conduire à un remède pire que le mal. Sonos préfère donc clairement annoncer son choix et le justifier.

 

  

Concurrence
Harman Kardon propose l'Omni 20 au prix de 299 euros. Une enceinte mutliroom qui gère également le Bluetooth pour accéder directement aux contenus d’un smartphone, par exemple. L’un de ses points forts réside dans la numérisation des flux analogique ou Bluetooth qui lui sont appliquée pour les répercuter sur l’intégralité du système multiroom.

Samsung avec sa nouvelle WAM7500 commercialisée à 499 € associe multiroom et design. De plus, cette nouvelle enceinte mise sur un rayonnement à 360° pour assurer une sensation d’ambiance sonore enveloppante.

Cabasse, enfin, joue la carte du haut de gamme avec le système Stream 3 (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com) vendu 999 euros. Il se base sur une configuration 2.1 qui s’articule autour de deux petites enceintes sphériques associées à un caisson de basse. À noter, si le système offre des fonctionnalités multiroom grâce à une application dédiée, il s’adresse en priorité à la restitution du son du téléviseur familial pour pallier la médiocre qualité des haut‑parleurs intégrés aux écrans actuels.

 

Pour un verdict technique complet, lire la suite sur AVCesar.com

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