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Le regard d'AVCesar

Téleviseur: que vaut le Panasonic TX-58DX900 ?

A près de 4 000 euros, le téléviseur LED Ultra Hd de Panasonic a-t-il de quoi justifier son prix ? En effet, si pour le magasin cela représente une vente à réelle valeur ajoutée, un tel produit ne se vend pas en trente secondes. Et sans de solides arguments. Alors, pour nos lecteurs, voici le test réalisé par notre partenaire AVCesar. Avec 5 étoiles données par notre confrère, on peut dire que le produit a réussi le test. Neomag vous propose d'en découvrir les détails....

 

 

C'est reparti pour une nouvelle saison de tests TV avec les gammes 2016 ! Et pour ouvrir le bal, quoi de mieux que le fer de lance Panasonic TX‑58DX900 (également disponible en 65") dont la présentation la veille de l'ouverture du salon CES de Las Vegas en janvier 2016 nous avait largement impressionnés, il faut bien l'avouer. Commercialisé depuis peu au prix indicatif de 3 999 €, ce spécimen apparaît parfaitement armé pour profiter de toutes les nouvelles technologies qui accompagnent l'Ultra HD avec les certifications UHD Premium, THX 4K Display et ISF.

Par Jacques Guiot

Le Panasonic TX‑58DX900 est équipé d'un rétroéclairage Full LED Local Dimming avec pas moins de 512 zones indépendantes pour optimiser le contraste. Il intègre une nouvelle structure de dalle dite « en nid d'abeille » qui isole totalement les zones les unes des autres. De plus, une grille posée au‑dessus de chacune des alvéoles optimise la répartition de la lumière et limite, voire élimine totalement, les fuites de lumière d'une zone vers une autre. Conséquence directe, le phénomène de Blooming (halo autour des objets lumineux sur fond sombre) est particulièrement bien maîtrisé. S'il est encore présent, comme nous le verrons plus loin, c'est dans des situations bien précises, extrêmement contraignantes pour le TV et très rares en usage quotidien.

 

Sa dalle 10 bits et 100 Hz est d'obédience VA, contrairement à son prédécesseur AX900 qui utilisait une dalle ISF, promesse d'un excellent contraste. On trouve également une compatibilité 3D active et une compensation de mouvement IFC avec un indice de fluidité BMR 3000. Par contre, aucune paire de lunettes n'est fournie, seules deux télécommandes font partie des accessoires. À ce prix, c'est plutôt maigre, voire mesquin. Nous n'avons d'ailleurs pas pu tester le rendu stéréoscopique de ce téléviseur, les autres paires de lunettes en notre possession se sont avérées, fort étonnamment, incompatibles. On le répète, si les fabricants se détournent de plus en plus de la 3D, c'est incompréhensible de ne pas profiter de cette fonctionnalité du téléviseur dès son installation. Le (heureux) possesseur du Panasonic TX‑58DX900 doit donc acquérir, à ses frais et après avoir signé déjà un joli chèque, l'accessoire adéquat. Voilà qui s'apparente à un manque de savoir‑vivre, voire à un manque de respect du consommateur. Heureusement, sur le front des télécommandes, les deux spécimens fournis sont excellents, modernes avec un joli design. L'une est rétroéclairée avec une surface aluminium brossée, l'autre tactile avec un micro intégré pour faire des recherches et commandes vocales.

 

Pour reproduire un espace colorimétrique élargi, en conformité avec le label Ultra HD Premium, le DCI‑P3 en l'occurrence (en attendant le Rec.2020 dont la disponibilité n'est pas attendue avant plusieurs années), utilisé par le cinéma 4K tout en offrant un pic lumineux plus élevé (annoncé à plus de 1 000 nits pour exploiter pleinement le HDR), Panasonic utilise des diodes Wide Colour Phosphore (diode LED boostées au phosphore). Bien sûr, nous avons mesuré cette dalle sous toutes les coutures pour en connaître les véritables performances et les réponses sont à découvrir dans le chapitre suivant de ce test (cf. Verdict Technique).

Au menu des autres nouveautés, la toute nouvelle puce Studio Master HCX+ Processor, évolution de la 4K Studio Master Pro apparue l'année dernière, puisant sa force de calcul et sa puissance de traitement dans l'immense expertise de la technologie plasma de la marque et dans son expérience acquise via le Panasonic Hollywood Laboratory pour afficher des images conformes à la vision des réalisateurs. Ce dernier intègre une table de couleurs (Look‑Up Table) avec 8 000 points de mesure, le tout associé à un inédit algorithme de compensation colorimétrique pour un résultat à l'écran carrément bluffant. De même, l'Upscaling Ultra HD a également progressé avec des résultats étonnants y compris avec le chaînes de qualité standard.

Au déballage, nous avons découvert un téléviseur massif, digne représentant de la qualité de construction signée Panasonic. Le châssis est solide, le coffre en PVC épais, et le pied pèse à lui tout seul cinq bons kilos ! Il s'agit d'un pied fixe, qui prend malheureusement toute la largeur de la dalle et qui nécessite un grand meuble pour l'accueillir, de préférence assez bas puisque l'écran est incliné vers l'arrière à environ 6°, pour orienter l'image dans l'axe de nos yeux. On le constate d'emblée, cette dalle est assez directive avec une rapide perte de couleur et de contraste dès qu'on se déplace sur les côtés (c'est également visible un poil en hauteur). En dehors de cette remarque, le filtre anti‑reflet est efficace.

Un mot sur le système audio de bonne qualité, capable d'offrir de très bons dialogues intelligibles, chaleureux, mais qui manque un peu de puissance malgré les 40 W RMS annoncés (deux haut‑parleurs et deux boomers de 10 W chacun avec un quadruple radiateur passif). On retrouve, par rapport aux téléviseurs de la marque des précédents millésimes) les mêmes processeurs et réglages avec un traitement VR‑Audio Master Surround 2.1, un EQ 8 bandes et un régulateur de volume pour égaliser le niveau en passant d'une chaîne à l'autre. Il manque tout de même une sortie pour caisson de grave qui aurait pu être intéressante.

 

La connectique

La connectique est assez riche, comme souvent chez le fabricant nippon. En dehors de la disparition regrettable du connecteur DisplayPort, nous remarquons la connectique habituelle avec quatre entrées HDMI 2.0a compatibles Rec.2020, HDR, 2 160p/60, 3D 1 080p/24, CEC, ARC, Deep Color, HDCP 2.2, MHL 3.0 et YCbCR 4:4:4 10 bits. Le reste regroupe trois ports USB Host dont un USB 3.0, un lecteur de cartes mémoire SD, une sortie casque mini‑Jack 3,5 mm, une sortie optique, une entrée YUV, un port Ethernet et un double tuners DVB‑T2, DVB‑C et [abc]DVB‑S2[/abc] avec fonction PVR, PIP et Time Shifting. Plus fort encore, il est possible de lancer un enregistrement à distance via son périphérique mobile. Sans oublier la nouvelle fonction Send to TV pour partager facilement le contenu web d'un browser Firefox Android (ça fonctionne aussi avec Chrome et Safari) sur l'écran du TV à partir d'un smartphone ou d'une tablette, à partir l'application TV Remote 2. Plus, bien sûr, la possibilité d'enregistrer ses programmes favoris sur une clé USB ou un HDD avec gestion du Time Shifting.
À noter encore, la fonction HBBTV et le mode TV Anywhere autorisant le visionnage sur un smartphone/tablette des programmes TV ou enregistré, via le Cloud et les serveurs Panasonic. Présente également, la fonction Info Frame (qui remplace l'Info Bar) pour obtenir toutes sortes d'informations sur la météo, les programmes… Rien de plus simple : en pressant le bouton Home de la télécommande durant quelques secondes, quatre barres de couleur font irruption sur les quatre côtés de l'écran. Une fois l'une d'entre elles sélectionnées, les informations apparaissent dans un bandeau en haut en surimpression.
Les connexions sans‑fil sont également nombreuses avec le Wi‑Fi Direct, Bluetooth APT‑X, Easy Mirroring pour partager le contenu d'un smartphone sur l'écran du téléviseur. D'autre part, ce téléviseur propose une gestion réseau assez intéressante avec la gestion des protocoles DLNA, UPnP, SMB et une fonction multiroom (client/serveur) qui permet de partager les contenus connectés au Panasonic TX‑58DX900 sur le réseau personnel. Plus fort encore, avec un second Smart TV Panasonic, il est possible de partager les tuners. Idéal si ce téléviseur est éloigné d'une prise antenne. On trouve même une application permettant d'accéder aux contenus Smart TV depuis son mobile, contrôler le téléviseur ou encore calibrer l'image du téléviseur.

 

Smart TV

Côté Smart TV, le Panasonic TX‑58DX900 est basé sur un OS Firefox avec la toute nouvelle version de l'interface My Home Screen 2.0 boostée par un Quad Core Pro plus puissant, rapide et moins gourmand. L'interface est d'ailleurs ultra‑rapide, réagit au quart de tour, sans bug, et s'avère vraiment agréable à utiliser au quotidien. Évidemment, des centaines d'applications sont proposées avec quelques services de VOD et musique à la demande intéressants comme les incontournables Netflix, AUPEO!, Youtube, Dailymotion Viewster ou Deezer et évidemment le navigateur internet Mozilla. On trouve enfin plusieurs services de Catch‑Up TV (TV de rattrapage).
De nombreux formats sont lus dont les vidéos Ultra HD HDR, le MKV, l'AVI, l'AVC‑HD 2D et 3D, l'AVC/H.264, le HEVC, le TS, le M2TS, le VC‑1, le Vob, le WMV HD, le MP4, le DivX HD, le Flac, l'Alac, le WMA Pro, le MP3, l'AAC, le Wav/LPCM, le FLV, l'AC3 et le Dolby Digital Plus. Par contre, il est étonnant de ne pas trouver dans ce listing la gestion du VP9 (alors que le TV le supporte parfaitement) ou pire, le DTS qui interdit la lecture des films avec pistes DTS. Dommage car, en dehors de ces manques, la lecture multimédia est intéressante avec la gestion des sous‑titres et chapitres, l'affichage des pochettes d'albums, les tags, la visualisation des films dans une petite fenêtre, et une lecture de qualité, parfaitement fluide avec la possibilité d'appliquer les réglages ISF.

Après cette présentation et ces mises en bouches, il est temps de passer au vif du sujet. Qu'est ce que ce téléviseur haut de gamme a dans le ventre ? S'agit‑il l'écran parfait pour profiter des Ultra HD Blu‑Ray annoncés dans les bacs dans quelques jours ? Les réponses dans notre verdict technique après avoir calibré, mesuré et surtout visionné de longues heures ce fameux Panasonic TX‑58DX900...

 

Pour un verdict technique complet, lire la suite sur AVCesar.com

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