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La chronique de Vincent Dupayage

La montre connectée : faut-il vraiment s’enflammer ?

Samsung  a présenté à l’IFA de Berlin sa propre montre connectée : la Galaxy Gear positionnant ainsi la « smart watch » comme la future révolution en matière de mobilité. Si le coréen n’a pas été le premier sur le secteur, sa puissance de frappe médiatique a fait de ce produit le futur must have de 2014. Mais ce marché est-il si vendeur que cela ? 

Par Vincent Dupayage

 

Soyons clair, il y eu la révolution de la téléphonie avec l’I-phone, de la tablette avec l’I-pad, l’IFA 2013 sonne le tocsin d’une nouvelle révolution avec cette montre intelligente et connectée. Certaines mauvaises langues (dont je ne fais pas partie) décriront pourtant ce produit comme incarnant le progrès de l’inutilité !

Avec cette nouvelle référence, le géant coréen espère prendre de vitesse Apple avec son I-watch et Google qui semblerait avoir également un produit en gestation sous Android.  A noter que plus de cent personnes travaillent à Cupertino (siège d’Apple)sur ce projet, pour une sortie annoncée au second semestre 2014. La firme recrute massivement de jeunes talents et ingénieurs spécialisés pour son projet de montre bracelet, Apple a également intégré récemment Ben Shaffer qui était directeur du design chez Nike, de là, à penser qu’il sera le cœur central du développement de l’Iwatch, il n’y qu’un pas !

Quand à Sony, qui ne l’oublions pas est l’un des précurseurs de la « smart watch », le fabricant japonais a présenté à l’IFA la version 2.0 alias la « smart watch 2 », qui a la particularité d’être moins cher et 100% étanche.

Nul doute que l’arrivée de ces mastodontes va booster ce marché prometteur qui devrait se chiffrer en dizaine de millions d’unités dans 3 à 5 ans. C’est clairement une nouvelle famille de produits à exploiter dans les magasins, une vente associée au smartphone et qui fera partie intégrante de son écosystème, ceci annonçant une nouvelle ère pour les produits connectés.

Bref, en 2015 si tu n’as pas une montre connectée, tu es "has been" !

 

La montre connectée, à quoi ça sert, quelles sont ses fonctionnalités ?

 

Tout d’abord entendons-nous sur le fait que la montre est le prolongement du smartphone et appairé en bluetooth avec ce dernier.

Imaginez appeler votre épouse, le smartphone étant dans le fond de son sac, madame décroche via sa montre connectée et discuter via un micro et haut parleur. Ainsi, elle ne perd aucun appel !

D’autre part, sera intégrée toute la notion de « santé et bien être ». Ainsi la montre prendra périodiquement vos tension et pouls, vous pourrez les partager sur les réseaux sociaux mais surtout vous serez alerté en cas de mesure « hors norme ».

A terme, les personnes diabétiques contrôleront leur taux de glycémie en permanence via des capteurs placés sous le bracelet, et là encore, en cas de défaillance, le médecin ou la famille pourront être prévenus en temps réel.

Vous pourrez également mesurez la distance parcourue sur une journée ou votre altitude, cette montre étant dotée d’un accéléromètre, les personnes âgées pourront être « surveillées » à distance, le téléphone détectant une chute éventuelle. Tout ceci à un sens !

 

La musique pourra être pilotée à distance, la montre servant de télécommande. Chez Samsung la montre est équipée d’une mini caméra pouvant prendre photos ou vidéos.

 

Les mails ou textos pourront être dictés via la fonction S-voice intégré à la montre, vous pouvez également recevoir vos notifications.

 

A noter également la finition métal très soignée du modèle Samsung, celle-ci pouvant être déclinée sur plusieurs coloris, le modèle femme brille toutefois par son absence.

 

 

Cette montre affiche toutefois de sérieuses lacunes !

 

Cette montre reste toutefois perfectible et présente quelques loupés, mais quoi de plus normal. Nous sommes à l’année 0 de la « smart watch ».  La Gear et la smart watch 2 sont un peu l’Iphone 3 de la montre, de grosse imperfections restant à résoudre, en premier lieu l’autonomie qui ne dépasse guère 24 heures pour Samsung et 2 à 3 jours pour Sony.

Sur l’aspect esthétique, l’écran est en Gorilla Glass, un matériau qui ne résistera pas aux chocs et rayures du quotidien, un vrai revêtement en verre saphir faisant ici défaut.

L’interopérabilité avec tous les téléphones, surtout chez Samsung, répond aux abonnés absent (compatible uniquement avec note 3 et tab10.1, nettement plus ouvert chez Sony).

La Gear est classifié IP 67, donc résiste aux éclaboussures et poussières. Pas suffisant pour un produit étant utilisé au quotidien (la Sony est étanche à 100%)

L’interface manque encore de fluidité et mérité d’être améliorée.

Au fait, j’allais oublier, cette montre donne l’heure.

 

En savoir plus :

 

Le site d'Energie Conseil, société de formation de Vincent Dupayage

 

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