Suivez-nous sur
ou sur
Rechercher un article

Le regard d'AVCesar

Test de l'enceinte Bowers & Wilkins 606


C'est donc l'enceinte Bowers & Wilkins 606, petite dernière de la gamme 600, qui a passé avec succès le test toujours sans concessions de notre partenaire. Pour avcesar.com, qui lui a attribué la note de 6 étoiles, cette enceinte proposée à 750 euros la paire répond à tous les critères acoustiques et séduit par sa polyvalence...

Dernière‑née de la gamme 600, la petite enceinte 606 met le savoir-faire de Bowers & Wilkins à la portée de tous. Proposées sous la barre des 750 € la paire, ces enceintes polyvalentes feront aussi bien office de voies principales au sein d’une installation Hi‑Fi dédiée à une pièce de taille moyenne que de satellite de sons d’ambiances (surrounds) sur une installation Home Cinéma de qualité. Au même titre que ses grandes sœurs B&W 603 et B&W 607, la 606 hérite en effet de l’expérience acquise par la marque lors de la conception de ses modèles phares, comme la Nautilus, ou ses produits les plus évolués tels que les enceintes de la gamme 800. La gamme 600, se voulant plus abordable, exploite les mêmes solutions acoustiques en utilisant toutefois des matériaux de base moins coûteux pour leur réalisation.

 
 
Tweeter à charge Nautilus

La meilleure illustration de cette démarche, c’est le tweeter de la 606. Si, comme pour ceux de la gamme 800, il est associé à une charge Nautilus, son dôme abandonne le diamant pour un matériau nettement moins onéreux : l’aluminium.
 
En revanche, même si opter pour l’aluminium peut sembler être un choix banal, B&W n’a pas manqué d’offrir à son tweeter une structure bien particulière. Outre le fait dêtre couplé à une charge Nautilus dédiée à amortir totalement l’onde arrière du dôme, ce dernier adopte une structure dite « double dôme découplé ». Cette solution offre à l’équipage mobile du tweeter un bon rapport masse/rigidité. Il est ainsi capable de répondre aux moindres sollicitations comme aux impulsions les plus rapides avec une excellente réactivité et sans déformations génératrices d’ondes de surface indésirables. Autre point important pour la fluidité de l’aigu, ce choix permet de repousser la fréquence de résonance du tweeter à 38 kHz, donc au‑delà du spectre audible, ce qui procure à l’aigu une transparence et une clarté exemplaire.
 

 
 
Médium-boomer à membrane Continuum
Pour la restitution du grave, B&W a opté pour un médium‑boomer à fort débattement de 165 mm de diamètre. Si la marque a accordé beaucoup de soin à la section aigu de la 606, la section grave n’est pas en reste. Bien que les fréquences mises en jeu soient ici beaucoup plus basses, les problèmes restent similaires qu’il s’agit de rigidité, de masse ou d’amortissement des ondes acoustiques indésirables. Tout comme dans le cas du tweeter, le cône du médium‑boomer est soumis à de fortes accélérations associées à de forts débattements durant la restitution de la musique. Ces accélérations sont issues des forces que génère le « moteur » du haut‑parleur ou, plus précisément, sa bobine.
 
Elles ne s’exercent donc qu’au centre de la membrane. Sur un haut‑parleur idéal, le cône devrait donc se déplacer sans déformation, depuis son centre jusqu’à la suspension périphérique, tel un piston. Mais, ici encore, des ondulations de la membrane tendent à se former à la surface du cône. En exagérant le phénomène, il rappelle des ronds dans l’eau. Un tel comportement engendre de la distorsion. Il est donc important de le combattre et de s’opposer à son apparition. L’idée la plus simple est de réaliser un cône aussi rigide que possible. Malheureusement, un tel choix revient souvent à accroître la masse du cône. Un autre problème survient alors : son inertie augmentant, le haut‑parleur présente moins de vivacité dans les transitoires.
 

Par ailleurs, toujours en raison d’une inertie accrue, des phénomènes de résonance peuvent apparaître. Ils tendent à « colorer » la restitution en accentuant certaines plages de fréquences. Il faut donc trouver le meilleur compromis entre rigidité et masse du cône et retenir pour sa construction un matériau associant une bonne tenue mécanique à une faible densité. Le choix de ce matériau est déterminant vis‑à‑vis du comportement et de la signature sonore de chaque haut‑parleur. Par exemple, les cônes papier ou fibre de bois offrent à l’écoute une certaine douceur tandis que les membranes en fibre tissée disposeront d’un tempérament plus rapide associé à un certain mordant sur les attaques qui peut parfois tourner à l’agressivité.
 
Pour la 606, Bowers & Wilkins a opté pour un nouveau matériau. Baptisé FST Continuum, il est également utilisé pour la réalisation du haut‑parleur de médium des enceintes colonnes de la série 800. Bien que la marque tienne sa composition secrète, son aspect métallique évoque du Mylar tissé (cf. photo ci‑dessus). Cependant il est difficile d’en dire plus sur sa composition exacte. Par ailleurs, il dispose d’une très grande stabilité dans le temps. Un point qu’il faut effectivement prendre en compte, les vibrations et autres sollicitations mécaniques mettant bien des matériaux à rude épreuve.
 
Charge bass-reflex
Reste que, même les meilleurs haut‑parleurs doivent être associés à des charges acoustiques adaptées pour pouvoir s’exprimer pleinement. Comme nous l’avons vu, le tweeter dispose de sa propre charge, fruit d’études approfondies.
 
Il en est de même pour le médium‑boomer. Ici, c’est l’intégralité du volume interne de l’ébénisterie de l’enceinte qui lui est dédiée. Très conventionnelle, cette charge est de type bass‑reflex. Un large évent, doté d’une texture chargée d’éliminer les bruits d’air, la décompresse. Il débouche à l’arrière des 606 (cf. photo ci‑dessous). Il ne sera donc pas possible de les plaquer contre un mur, sous peine de dégrader fortement leur comportement dans le grave. Comme de tradition chez B&W, des mousses sont fournies (cf. photo ci‑dessus) pour pouvoir obstruer partiellement, ou totalement, l’évent en fonction des spécificités acoustiques de la pièce d’écoute ou de la disposition des 606 par rapport aux murs et angles.

 

Concurrence
Les Rega RX1 (1 079 € la paire) seront parfaites dès qu’un problème d’encombrement se pose. Leurs dimensions réduites leur permettent de se loger partout sur pied ou directement posées sur des rayonnages. Il faudra toutefois veiller à ne pas obstruer leur évent logé sur leur face arrière.
 
Davis dispose dans sa gamme des Acoustics Olympia One Master (749 €). En dépit de leur boomer de diamètre modeste, 130 mm, elles disposent d’un comportement satisfaisant dans le grave. Elles s’utiliseront tant comme satellite Home Cinéma que comme enceintes principales.
 
Tannoy reste fidèle à son architecture coaxiale sur les petites Revolution XT Mini proposée à 449 euros. Une spécificité qui offre à l’image stéréophonique une précision et un relief impressionnants.
 
Voir le verdict technique
place_holder
place_holder
place_holder