Suivez-nous sur
ou sur
Rechercher un article

Le décryptage de l’Echangeur

Retour sur le salon Euroshop de Düsseldorf...

Intelligence artificielle, robotique, Internet des objets, réalités mixtes, virtuelles et/ou augmentées… Face à ces bouleversements, où en sont les magasins aujourd’hui ? Partenaire de Neomag, l’Echangeur by BNP Paribas Personal Finance vient de se rendre en Allemagne pour arpenter les allées du plus grand salon mondial dédié à l’aménagement de points de vente.

Décryptage d’un salon énorme (2 368 exposants, 18 halls, 127 000 m²) qui ne se tient que tous les 3 ans par Matthieu Jolly, Innovation & Service Manager à l'Echangeur.

 

En partenariat avec BNP Personal Finance, "Le décryptage de l'Echangeur", une rubrique à découvrir chaque mois dans Neomag

L'article complet [STUDY TRIP] Retour sur le salon Euroshop de Düsseldorf

 

Clarifiée lors de cette année 2017, la structure du salon s’organise dorénavant autour de 7 pôles : POP Marketing, Expo & Event Marketing, Retail Technology, Food Tech & Energy Management, Lighting, Visual Merchandising, and Shop Fitting & Store Design. Comme il y a trois ans, ce sont ces trois dernières zones, consacrées à l’aménagement physique du magasin, qui ont le plus séduit les experts de l’Echangeur.

Après son tabac au CES de Las Vegas, kinomoHypersvn a de nouveau enregistré un succès à EuroShop. Kino-Mo, son projecteur holographique qui crée des images 3D, surprend le client dans son trajet et crée un point de fixation. De fait, en combinant technologies, design, matériaux, jeux de lumière, le point de vente gagne du sens et devient vecteur de plaisir et donc de différenciation. Clairement, les architectes ont intégré la tendance 6 du dernier rapport Commerce Reloaded « quand le digital s’immisce dans le sensoriel » : demain, le magasin sera un lieu de « lieu de vie » et d’expérience pour les consommateurs.

Outre l’axe « émotionalisation » de l’expérience shopping, les organisateurs du salon avaient placé cette édition autour de la digitalisation du magasin et de l’omnicanalité. Direction donc le hall « Retail Technology » pour mesurer l’implémentation des dernières innovations technologiques en magasin. Première surprise, le net décalage avec les innovations présentées à NRF Retail’s Big Show… Difficile de trouver à EuroShop des solutions de réalité virtuelle et/ou augmentée, de chatbots, d’objets connectés ou encore liée blockchain.

Ce décalage est d’autant plus marquant que l’édition 2014 s’inscrivait elle clairement dans la continuité du salon new yorkais en poussant les solutions de géolocalisation indoor, d’analyse du trafic in-store ou encore de digitalisation des vitrines ! Bien sûr ces technologies sont récentes et leurs impacts sur le business doivent encore être démontrés. Concrètement, seuls les robots d’accueil étaient représentés avec notamment l’allemand Scitos A5 de Metralabs, la russe Kiki de Alfa Robotics et, bien évidemment, SoftBank Robotics avec Nao et pas moins de sept Pepper.

 

 

A l’heure où les Pure Players investissent le monde physique en ouvrant des points de vente, tout retard pris peut s’avérer fatal pour une enseigne. Le CES de Las Vegas s’est déroulé sous le contrôle d’Alexa d’Amazon mais en Allemagne, l’intelligence artificielle du distributeur américain est absente et ce, malgré la commercialisation depuis septembre dernier d’Amazon Echo et d’Amazon Dot. Le champ était donc libre pour IBM Watson avec la présentation du « Digital Window » développé en partenariat avec l’enseigne d’habillement C&A.

 

Vitrine intelligente avec IBM Watson

Une fois le visiteur photographié, l’intelligence artificielle va analyser l’image pour lui proposer une sélection de vêtements adaptés à son style vestimentaire et son profil, Watson déterminant en effet ses sexe, âge et taille. Le client peut évidemment naviguer au sein de ces recommandations et sélectionner les articles qui l’intéressent. Il lui suffit ensuite de scanner depuis son smartphone le QR Code correspondant à son panier pour finaliser ses achats. Si la démo comporte encore des améliorations possibles, notamment sur l’analyse de l’âge, cette vitrine intelligente est intéressante car elle rend active les devantures des magasins en les transformant en espaces de vente ouverts 24/7. Avec son effet « whaou », le « Digital Window » est un bel exemple de solution de vente dans un commerce ambiant. C’est d’ailleurs la deuxième surprise du salon : l’absence de solution omnicanale disruptive. Alors qu’il est impossible de tourner la tête sans tomber sur des étiquettes électroniques intelligentes et communicantes, des puces RFID ou des terminaux mPOS, la dimension ambiante de l’expérience client est peu visible cette année à EuroShop.

Ainsi, les réalités virtuelles et augmentées, outils du commerce de demain, sont présentées en petit nombre. Toutefois, leur impact sur le commerce est parfaitement démontré sur le stand de l’allemand Scanblue, spécialiste du scan 3D d’objets pour sites de e-commerce. Les manettes du casque de réalité virtuelle HTC Vive en main, le visiteur crée, en temps réel, son magasin. Tout est personnalisable : matériaux, texture, mobilier, mannequins, etc. Le casque renforce l’impact grâce à la visite en immersion dans sa création.

 

Caddie connecté avec Tarent

C’est peut-être sur le stand de Tarent, agence basée à Bonn en Allemagne, que l’Echangeur by BNP Paribas Personal Finance a dénichée une des démos les plus intéressantes en matière de parcours client global. Si son caddie « connecté » n’est pas fondamentalement nouveau, des expérimentations ont déjà eu lieu en Europe, il permet au client de faire ses courses sans devoir sortir en permanence son smartphone de sa poche. Un exemple réussi de lutte contre les courses à trois mains : deux pour pousser son chariot et une pour récupérer les promotions via les messages envoyés sur le téléphone.

 

 

Développé pour EuroShop, le caddie est équipé d’une tablette grâce à laquelle, le client va pouvoir s’identifier en scannant sa carte de fidélité, récupérer sa liste de course préparée à domicile, être guidé au sein des rayons, scanner les articles, profiter de promotions contextualisées et personnalisées puis payer sans avoir à sortir sa carte bancaire.

L’exemple de Tarent résume bien cette édition d’EuroShop. Les technologies sont très bien intégrées dans l’ensemble de la chaîne de valeur du point de vente : de l’entrepôt à la caisse en passant par la gestion des approvisionnements et la localisation du consommateur en temps réel. Intégrant maintenant une logique d’expérience et de lieu de vie, le magasin est prêt à affronter l’avenir. Il faut toutefois qu’il s’intègre encore plus dans le parcours omnicanal du consommateur. Pour ce dernier, il n’est qu’un point de contact au sein de sa « customer journey ». Les nouveaux entrants globaux tels Amazon ou Alibaba qui vient de racheter Intime Retail et ses vingt-neuf grands magasins et dix-sept centres commerciaux en Chine ont parfaitement compris ces enjeux. En proposant une relation ambiante et permanente, ils créent de fait le commerce de demain.

 

 

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

place_holder
place_holder
place_holder