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Stratégie

Avec le rachat de materiel.net, LDLC en passe d'entrer dans le Top 5 de l’e-commerce en France

En acquérant 100% du capital de la société Materiel.net, actuellement en cours de validation, le groupe LDLC conforterait sa position de leader du high-tech online et entrerait dans le Top 5 des e-commerçants en France, avec un chiffre d’affaires de près de 500 millions d’euros. Présent online avec ses 8 sites Internet et offline grâce à ses 13 boutiques, le groupe familial créé en 1996 a parcouru un beau et long chemin à force d’ambition et d’optimisme. Lors d’une conférence de presse à laquelle nous avons pu assister, le groupe a annoncé son prochain objectif : doubler son chiffre d’affaires et disposer d’une centaine de boutiques d’ici 5 ans.

 

De gauche à droite : Olivier de la Clergerie, Directeur Général et Laurent de la Clergerie, Président-fondateur du Groupe

 

Sandra Nicoletti

 

Le groupe LDLC a annoncé il y a quelques jours être en négociations exclusives avec la société Domisys, en vue d’acquérir 100% du capital de son principal concurrent Materiel.net. Une négociation qui se ferait « par échange de titres et le solde en cash, avec une augmentation de capital qui ne dépasserait pas 10% », selon les termes du contrat dévoilés dans un récent communiqué de presse.

La finalisation de cette opération, soumise à l’Autorité de la Concurrence et prévue au plus tard pour fin mars 2016, donnerait ainsi naissance à un groupe réalisant près de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires (hors croissance externe) et permettrait au groupe LDLC d’atteindre avec 2 ans d’avance l’objectif annoncé initialement pour 2018. Créé en 1996 par deux frères, Laurent et Olivier de la Clergerie, LDLC réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de près de 286 millions d’euros à travers ses 8 sites Internet –dont 4 marchands- et ses 13 boutiques (dont 3 en propre et 10 franchises) et une présence en France, en Belgique, au Luxembourg et en Suisse.

Materiel.net, créé en 1999, a pour sa part réalisé un chiffre d’affaires de plus de 150 millions d’euros en 2014 via son site marchand et ses 10 concept-stores et bénéficie d’une forte notoriété.

 

 

Une croissance qui passe aussi par les magasins

Alors que les magasins misent sur le cross canal en proposant une offre complémentaire en ligne, les pure-players –qui ont eux aussi compris l’intérêt du cross canal- misent sur les magasins pour proposer une offre complémentaire à leurs sites. « Aujourd’hui, si on ne va pas dans le retail quand on est un grand acteur du web, on perd de nombreux clients » reconnaît Laurent de la Clergerie. Et Philippe Sauze, Directeur Général Délégué de LDLC de préciser : « On parle beaucoup des e-commerçants qui font le constat que le cross canal est parfaitement complémentaire au commerce en ligne. Chez LDLC.com, ce constat nous l’avons fait il y a déjà longtemps avec l’ouverture de nos boutiques à Lyon en 1998 et Paris en 2006. Déjà pionnier de la vente en ligne, nous le sommes aussi dans le cross canal ».

Avec 13 boutiques LDLC et 10 concepts-stores Materiel.net et désormais deux centres logistiques de 21 000 m² en Isère et 18 000 m² en Loire Atlantique, le groupe LDLC envisage un développement à plus grande échelle. « J’ai beaucoup d’ambition, je suis quelqu’un de très optimiste, assure le Président du groupe. Dès le départ, j’ai nourri de grandes ambitions et nombreux sont ceux qui n’ont pas cru en l’avenir de LDLC. Aujourd’hui, je suis ravi de voir que nous avons su prospérer et nous positionner parmi les « grands » du e-commerce ». Et ses ambitions ne s’arrêtent pas là...

Prochain objectif : doubler le chiffre d’affaires du groupe et disposer d’une centaine de magasins d’ici 5 ans, mais aussi étendre son maillage au niveau européen.

 

 

 

 

 

 

 

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