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Enseignes

Le commerce coopératif et associé est-il le commerce de demain ?

A priori oui si l’on en croit la FCA (Fédération du Commerce Coopératif et Associé) qui vient de publier les résultats de ce type de commerce. Créateur d’entreprises et d’emplois, celui-ci est également attractif pour le consommateur. C’est du moins les résultats d’une enquête FCA-OpinionWay, où 70% des Français préférent privilégier le commerce coopératif et associé…

 

Le Commerce Coopératif et Associé poursuit sa croissance avec des indicateurs 2014 positifs, dans un contexte économique pourtant défavorable : le chiffre d’affaires réalisé est de 143,5 milliards d’euros (+1% de croissance) soit une progression supérieure à celle du commerce de détail français, 1 200 nouveaux points de vente et 18 000 emplois nets ont également été créés

 

 

Des performances toujours supérieures à celles du commerce de détail

Selon les premières estimations, la croissance du commerce de détail aurait atteint 0,4% en 2014 quand celle du Commerce Coopératif et Associé atteint plus de 1%. Avec un chiffre d’affaires de 143,5 milliards d’euros (en augmentation d’1,6 milliard par rapport à l’année précédente), le Commerce Coopératif et Associé a conquis au fil des années plus de 30% de parts de marché du commerce de détail sur le territoire.

 

Pour Eric Plat, Président de la Fédération du Commerce Coopératif et Associé (FCA), « le Commerce Coopératif et Associé s’inscrit dans le long terme et poursuit sa progression, malgré un contexte économique atone ».

Côté emploi, le constat est également particulièrement positif : 18 000 emplois nets ont été créés par les enseignes du Commerce Coopératif et Associé en 2014, soit +3,5% de salariés par rapport à 2013 tandis que le commerce de détail détruisait des emplois sur le deuxième semestre. Plus de 1 200 points de vente ont également vu le jour et près de 640 nouveaux entrepreneurs ont rejoint le Commerce Coopératif et Associé en 2014.

 

Entrepreneurs et consommateurs confiants dans un modèle qui fait sens

Ces performances uniques s’expliquent par la confiance en un système basé sur le « capital patient », démocratique et local, à l’heure où le capitalisme mondial montre de plus en plus ses limites. Les entrepreneurs ne s’y trompent pas : l’accompagnement des nouveaux arrivants, la solidarité structurelle des entreprises au sein d’un même groupement et le partage de valeurs fortes font du Commerce Coopératif et Associé un modèle attractif. Et particulièrement résiliant : le taux de survie à 5 ans des entreprises du secteur est deux fois supérieur à la moyenne (85,5%).

Les consommateurs, en recherche d’un mode de vie alliant pragmatisme et sens des valeurs, adoptent également ce modèle : selon une étude exclusive FCA-Opinion Way (mai 2015)2 70% des Français déclarent vouloir privilégier les enseignes du Commerce Coopératif et Associé dans leurs actes d’achat. Un modèle qui arrive également en tête des opinions pour préfigurer le « commerce de demain », devant l’ensemble des autres formes de commerces.

 

Pour voir l'ensemble de l'étude...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’épée de Damoclès » de la Loi Macron

Malgré des performances qui bénéficient à tous – entrepreneurs, salariés et consommateurs – le modèle du Commerce Coopératif et Associé risque d’être mis à mal par une disposition de la Loi Macron, visant à limiter la durée des contrats d’affiliation entre les entrepreneurs et leur réseau.

Pour Eric Plat, Président de la FCA, cet amendement, qui cible uniquement les réseaux de commerçants et épargne les structures capitalistiques (groupes de commerces intégrés), « créera une concurrence déloyale aux effets délétères pour le secteur. Les groupements du Commerce Coopératif et Associé verraient leur modèle économique entièrement remis en cause ».

Il s’insurge contre l’ingérence de cette mesure et demande à ce que le gouvernement laisse les entrepreneurs français gérer librement leurs groupements, dans le respect des valeurs de l’économie coopérative.

« Les membres de nos organisations sont des entrepreneurs indépendants, propriétaires à la fois de leur point de vente et de leur groupement, sous forme de parts sociales. Quand une personne achète un appartement en copropriété, rien ne l’oblige à le revendre au bout d’une période déterminée. Pourquoi cela devrait-il être le cas pour les coopératives de commerçants ? », s’interroge Eric Plat.

Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, le président de la FCA alerte sur les effets d’une telle mesure qui, par sa méconnaissance des fondements mêmes du système coopératif, remet en cause l’existence du modèle et tout le tissu économique qui le sous-tend : PME, fournisseurs locaux et emplois.

 

 

 

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